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Nos 06:

Posts by Stéphanie

1 mois plus tôt
vendredi 20 janvier
nous spank :

Pologne ♥ France

CZEŚĆ. (salut – se prononce chèche, euh non tsèche, oups peut-être djèts ? oh, puis bref !).

Je vous parlais il y a quelque temps de graphisme polonais. Autre référence, très reconnue là bas : pas moins que mon ancien professeur loufoque Piotr Kunce.

Mais la Pologne aime la France – ou plutôt l’image qu’elle se fait de la France – et le lui sursurre à l’oreille en remixant Zaz en version métal, en boîte de nuit, passant tous les clips de Louane à la télé ou nommant des batîments Alain Delon.

Si vous allez en Pologne, vous déjeunerez surement dans les milks bars, les cantines des ouvriers sous la grande industrialisation. Dans des décors plus souvent rustiques que modernes vous mangerez des spécialités cuisinées façon grand-mère pour presque rien.

Le soir venu, le gosier asséché vous choisirez l’option « bar » de ces lieux issus du communisme (c’est maintenant plus une histoire de marketing), représentée dans les grandes villes par les fameux Pijalnia et Bania Luka.

Et dans chaque Bania Luka, les graphistes les plus avertis remarqueront, tout en redécouvrant la vodka grâce aux cocktails en shot, les tableaux présents sur les murs depuis 5 ans.

Ne voyez-vous pas une certaine ressemblance avec cette campagne pour le vermouth Dubonnet, proposée en 1935 ?

Et oui, il fut un temps où un explorateur polonais traversa l’Europe vers sa France bien-aimée… Il rapporta dans ses bagages le travail de Cassandre. Ce dernier est l’une des grandes figures du graphisme français. Et les racines d’Adolphe Mouron sont aussi à l’Est : il était ukrainien. Il étudia la peinture et le dessin en France et signa vite ses premiers contrats en tant que graphiste. Il est le créateur du fameux logo d’Yves Saint Laurent. Voici quelques une de ses réalisations transcendantes avant de vous souhaiter na zdrowie !

 

 

 

 

 

 

 

Le vendredi 20 janvier 2017 dans Mode.
        
Pologne ♥ France
1 mois plus tôt
mercredi 11 janvier
nous spank :

C’est beau, c’est belge !

KISS & CRY. 

C’est ce que tu faisais l’année dernière et ce que tu feras aussi cette année, en espérant que tu ne pleureras que de joie.

C’est aussi le nom donné à l’endroit – juste quelques chaises et éléments de déco se trouvent là –  où les patineurs artistiques attendent leurs notes, après leur performance, avec pour issue possible la joie et les kissous de congratulation qui vont avec ou les larmichettes de déception.

C’est enfin le nom d’un spectacle que j’ai vu un peu par hasard, et j’ai bien fais car cela reste le plus beau que j’ai jamais vu, si si !
Gisèle, une toute petite dame un peu âgée, regarde passer les trains et se souvient de gens et de trucs. Parfois, elle ne se souvient plus, tout tombe au fond des trous de mémoire.
Ce n’est pas vraiment une histoire rocambolesque, c’est même une histoire toute simple, celle de la vie. Une vie qui est absolument magnifiée par la mise en mots très poétique de l’écrivain Thomas Gunzig.

Michèle Anne de Mey, formée à l’école bruxelloise Mudra, fondée par Maurice Béjart, est une chorégraphe contemporaine. Toutefois, la partition n’a pas été écrite pour des corps, mais seulement pour des mains, des mains qui dansent dans des décors de l’ordre de l’infiniment petit, répartis sur la scène.

Tous ceux qui aiment la scénographie et le cinéma seront émerveillés de voir sous leurs yeux ces maquettes prendre vie grâce à quelques effets spéciaux imaginés notamment par Jaco Van Dormael, (cinéaste avec entre autres, Toto le Héros, caméra d’Or à Cannes en 1991 ou plus récemment le Tout Nouveau Testamentet de voir simultanément le résultat diffusé sur écran géant.

Un crew belge qui a su exporter son spectacle, Kiss and Cry a tourné pendant 5 ans à l’international. Il sera présenté à Londres au Barbican Mime festival, du 1er au 4 février.

Un crew belge qui a aussi eu envie de se renouveler : avec les mêmes ingrédients mais aussi quelques nouveautés (on voit par exemple danser d’autres parties du corps jusqu’à apercevoir un interprète en entier), ils lancent cette année Cold Blood, qui passera tout d’abord par la France et la Belgique. Très certainement un des petits bijoux de l’année 2017.

 

Le mercredi 11 janvier 2017 dans spectacle.
          
C’est beau, c’est belge !

What the F*ck Christmas !

Ils font kwa les autres pour Christmas ? Oui ca ne te servira à rien de le savoir, mais comme diraient tes remps, tu te coucheras moins bête ce soir !

Les Vénezueliens de Caracas aussi font du patin … à roulette : direction la church en rollers et interdit aux voitures. Quand aux mômes, ils accrochent une corde à leur orteil, assez longue pour aller jusqu’à la fenêtre afin que les rolleristes puissent tirer dessus pour les réveiller. Messe pour tous également aux Philippines, chaque jour à partir du 15 décembre et à 4 heures du matin ! On allume alors le parol, grande étoile lumineuse.

Test pour les femmes tchèques : le 24 au soir elles se mettent sur le seuil de la porte de la maison et dos à celle-ci elles lancent une chaussure par dessus leur épaule. Si la pompe retombe le talon au plus proche de la maison, déso ma belle, tu seras encore célib cette année !

Chez nos copains gallois, des chevaux morts se baladent de maison en maison pour chanter des poèmes – enfin pour quémander bières et bonbecs. Pas plus loin, une fève est glissée dans le Christmas pudding, en mode on se croit à l’Epiphanie. Quant aux Irlandais, ils laissent Guiness et whisky à disposition du père Noël.

Les portugais quant à eux laissent la table en plan après le repas, flemme de faire la vaisselle. Ou plutôt, juste au cas où ou quelques esprits et morts auraient envie de festoyer à leur tour pendant la nuit.
Au Japon, originalité extrême : repas chez KFC, surtout pour les expats qui faute de trouver de la dinde, se rabattent sur le poulet ! En Arménie, on reste simple, au menu traditionnel : poisson pané, salade et épinards. Les Islandais eux dégusteront avec plaisir la peau de baleine crue sur son lit de gras en repensant à leur 13 trolls-pères Noël farceurs qui piquent les bougies et les mets de fêtes. Trolls aussi en Grèce et passoires devant les maisons, les  » kallikantzaroi » cherchant à compter les trous de celles-ci restent en bug toute la nuit devant l’objet, car ils ne savent compter que jusqu’à deux.

« Chie buche, chie du turrón, des noisettes et du fromage frais, si tu n’expulses pas bien, on te donnera des coups de bâton, bûche qui crotte ! » Poétique chansonnette des catalans en l’honneur de leur Caga Tio, authentique buche de bois dressée sur pieds qu’on remplit de divers gourmandises et modestes cadeaux dès début décembre. Au 24, on la somme à coup de batons (à la mode pinata) de se vider de tout le contenu de ses entrailles.

Les Ukrainiens ornent leur sapins de toiles d’araignées et les Suédois utilisent la paille pour créer leurs décorations, étoiles, anges, et aussi le Julbukk, petites chèvres. Chez les Allemands, celui qui trouve le cornichon caché dans le sapin, gagne un cadeau supplémentaire.

Bon sinon de manière générale, on mange, on picole (avec modération), et on essaie parfois d’échapper à divers démons qui cherchent à voler des cadeaux et à effrayer les mauvais kids.

Si tu es un mec de la tendance, sache que la dernière trend pour toi lancée il y un an par les Gay Beards est de pailleter ta barbiche. So sexy la #glitterbeard.
Mesdemoiselles (ou ces messieurs à crinière), pas de souss’ pour vous, vos cheveux vous permettront d’avoir un sapin au sommet du crâne.
Tutos sur youtube babies.

Merry Christmas folks, et n’oubliez pas d’écouter Mariah (un classique but still lovely !).

Le vendredi 23 décembre 2016 dans Mode.
Spanked ?
3 mois plus tôt
vendredi 25 novembre
nous spank :

Ton thé, Tatie, TATIl ôté ta toux ?

Non, non, je ne te parle pas de ma Tatie, quoique je te parlerai plus loin de Mon Oncle, mais de Tati, car avoue toi aussi tu y a déjà zoné, même pensé à y acheter quelque sapes, car comme le disait Aloons, plus c’est anti-fashion, plus c’est fashion.
15178259_10210405938361472_6111475281175863321_n68 ans de vente en vrac dans les bacs ! C’est Jules Ouaki qui a commencé, 50 mètres carré à Barbes, le surnom de sa mère Tita (de son prénom Esther) mais en verlan et boum l’empire des « plus bas prix » (slogan simple mais cash !) est lancé ! Tout d’abord des produits de base et du linge de maison, mais l’enseigne fait un pari en confiant à Azzedine Alaia une collection capsule en 1991 ! Celle-ci fait ses pages dans Vogue et Elle.15220124_10210405959441999_7757197355511619093_n A la suite de ce succès, Tati se positionne également sur le marché du prêt-à-porter mais l’enseigne perd de son souffle à la fin du XXème. Toutefois ses 25 boutiques sont rachetées en 2004 par le groupe Eram. C’est maintenant 129 magasins en France et 5 à l’étranger, des produits désormais rangés en rayon et même quelques joyeuses collaborations : Agnès B en mai dernier ou Christina Cordula pour ce Noël.

« Eyh ma cheyri, tou l’as vu là le motif sur les robes d’Azzedine Alaia ? Est-il pas magnifaique ? » Car oui, ce vichy est emblématique de la marque ! Mais il sera largement minimisé lorsqu’en 2013, sous l’impulsion de son nouveau PDG, Emmanuel Deroude, et avec l’aide de l’agence Lilloise C tout com, la communication graphique de la marque est quelque peu repensée. Mais si le logo passe du bleu au rose et perd son vichy donc, il n’est toutefois pas question de changer sa typo qui a bravé tant d’années.15134546_10210406102925586_5627693914720087063_n15095670_10210406099285495_2466619954514857640_n
Et pourtant, Romain Kourichi, tout jeune graphiste fraichement diplômé d’Intuit Lab a osé !
15129468_10210406118085965_3752847408460913140_o15110327_10210406118885985_5306913463732836635_o14876559_10210406119365997_453688523362216002_o15138365_10210406131446299_8095149742408941854_o

Tu croyais avoir en exclusivité mondiale la nouvelle com de Tati ? Déso mais cette refonte d’identité graphique est fictive ! Et là je vais te faire un truc génial (mais si, mais si). Tu vois cette image là, extraite du projet :15181598_10210406134686380_8073023589858657670_n

Maintenant, regarde cette image :15181222_10210406139206493_3629557578972600899_n

Ca ressemble un peu non ? Voilà, c’était la meilleure transition pour dire qu’en vrai j’avais trop envie de parler de Jacques Tati aussi ! Cette image est issue du film Playtime mais il y aussi Mon Oncle (nous y voilà), Jour de fête, etc etc ! Esthétique sonore et visuelle de génie, éloge de l’architecture moderne, poésie de la vie, joie pour la rétine, bondissement de ton coeur de cinéphile ! Je pense qu’il est inutile de le présenter ! Alors je te glisse ici quelques chouettes affiches de ses différents films, illustrées par David Merveille. Alors bon shopping, bon film, et bons baisers de Tatie!15219405_10210406177967462_6892004751812531420_n15203402_10210406172367322_8085246015026808263_n15171178_10210406170287270_7846562269546943491_n15107197_10210406158246969_5410512737067464048_n15230670_10210406155806908_4452472513560239203_n15109581_10210406155406898_7754294452777075604_n

 

Le vendredi 25 novembre 2016 dans Mode.
      
Ton thé, Tatie, TATIl ôté ta toux ?
3 mois plus tôt
vendredi 11 novembre
nous spank :

SUPERFEAT – SUPER-VITE

Ici, le Spank le plus rapide de l’histoire pour vous présenter SUPERFEAT, alias Clémence, jeune illustratrice formée à l’école d’Arts Appliqués Estienne. Elle dessine au feutre un monde mystique où se mêlent un peu d’amour, un peu de sexe, un peu de violence et un peu de tout un tas de trucs. C’est juste beau, alors regarde !
15000261_10210272143256678_6368499118930648489_o 15036359_10210272138136550_4631752328874884639_n 15036758_10210272117216027_8032763840891711166_n 14925437_10210272115735990_4104395811623534116_n

CADEAU BONUX: UNE VIDEO COOL ILLUSTREE PAR SUPERFEAT!

 

 

Le vendredi 11 novembre 2016 dans Mode.
  
SUPERFEAT – SUPER-VITE
3 mois plus tôt
vendredi 28 octobre
nous spank :

#UrbEx

Salut la jeunesse ! Ah c’est la rentrée, oui, oui depuis quelque temps déjà, et vous êtes déjà mélancolique de vos tendres vacances passées à traîner dans les rues perdues de notre chère France ou des pays voisins ? Alors que les copains publiaient trop fiers leur photos de vacances sur ce cher et tendre Instagram, je suis tombée sur un hashtag étrange ! Alerte Hasthag !

#urbex !

Je ne suis pas certes pas née de la dernière pluie mais parfois à la ramasse sur la tendance ! Alors si comme moi, « urbex » vous fait penser à une marque de roue de vélo, sachez que non ! Cela veut dire « urban exploration » – je ne vous le traduis pas hein !

Un petit exemple ici : UrbExFrance.

Et l’un des aficionados, et pionniers en la matière, est le néerlandais Jan Stel. Comme il l’écrit « Le mélange de l’histoire fascinante, l’absence de l’humanité et la curiosité de notre beau monde de décadence est l’essence de (sa) photographie. ». Depuis ses débuts comme photographe urbex, l’autodidacte a pour terrain de jeu la France, l’Espagne, les Pays-Bas, le Luxembourg. Il regroupe ses clichés, pris à la lumière naturelle au cours de longues heures passées dans chaque lieu, par thème. Le dernier portofolio en date est présenté depuis le samedi 24 septembre, jusqu’au 5 novembre – à la Eduard Planting Gallery à Amsterdam si jamais vous passez par là ! Cette expo accompagnera le lancement du premier livre de l’artiste : Manmade / No Human. 184 pages montrant industries et usines désertées mais aussi architectures parfois riches d’ornements et autres joliesses de l’artisanat. Cela donne des clichés étonnants tel ceux de Zeche Hugo, ancienne mine de charbon située à proximité de Dusseldorf. Fondée en 1873, la mine a continué à fonctionner jusqu’en 2000 et accueilli 5000 travailleurs !

Armés de vos Iphone ou autres appareils photos, vous pouvez ainsi être le nouvel Indiana Jones de ces lieux – oubliés mais pourtant nombreux – (à shooter en l’état !), du site industriel désaffecté au vieux bunker militaire en passant par le château bourgeois en ruine. Souvent l’accès à ses sites est interdit : propriétés privés ou bâtiments délabrés, mais c’est un peu comme Pokémon Go, celui qui trouve le lieu le plus secret, ignoré de tous, devient un explorateur trop stylé !

Le site de Jan Stel c’est paavec : Janstel.nl

Profitez bien de votre week-end, avec un petit bonus musical !

 

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Le vendredi 28 octobre 2016 dans Mode.
    
Spanked ?
4 mois plus tôt
vendredi 14 octobre
nous spank :

Libres chatounettes et graphisme from Poland

Kurwa!
(traduction polie : mince alors!)

Vous l’avez surement entendu, la Pologne a failli tout récemment adopter une loi interdisant et sanctionnant l’avortement. Alors, je rectifie, NON, la Pologne n’est pas un pays d’arriérés, c’est juste que sur ce coup-ci la vodka a été mal dosée, et PAF ! tout a déraillé. En vrai, c’est un petit plus compliqué que cela mais là n’est pas la question.

Les femmes (et les hommes !) de Pologne se sont alors précipitées dans les rues pour manifester et comme souvent dans des cas comme çà (souvenez vous des affiches de mai 68) les graphistes ont protesté en images et créations.
Le graphisme polonais est curieux, imaginatif, parfois loufoque. Il se débrouille très bien avec l’association des techniques manuelles (dessin, lithographie, gravure, collages) et les techniques plus récentes (logiciels Adobe power !). Le travail de Michał Batory – qui étudia à l’Académie des Beaux-Arts de Łódź et s’installa ensuite à Paris – en est la parfaite illustration. Il met en scène dans le réel des objets, associés à d’autres et complète parfois par Photoshop (badge bricolage high level !). Ici quelques une de ses affiches remarquables :

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Alors voilà, la rue polonaise a emporté son combat, et mon œil aguerri a sélectionné pour vous les plus belles affiches afin de vous donner un aperçu de la diversité du graphisme polonais.

A la prochaine les copains, et vive la liberté !

« Pas la volonté de Dieu » Vera King Kong

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Monika Braksal
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« Mon salut » Martyna Wędzicka
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Jaceb Wieleski
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Ola Jasionowska
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Gregor Gonsior
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« Assez. Liberté » Gosia Stolińska
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Beata Śliwińska
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« Grève nationale des femmes »  Beata Śliwińska
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« Contestation noire » Basia Grzybowska Flores
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 Łukasz Piskorek / Fajne Chłopaki 
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Le vendredi 14 octobre 2016 dans Mode.
          
Libres chatounettes et graphisme from Poland