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Nos 06:

Posts by Jessie James

3 mois plus tôt
mercredi 17 janvier
nous spank :

poor morning spank

les réveils se suivent et se ressemblent…je n’ai pas envie d’ouvrir les yeux, les pensées en désordre…je vais dormir encore un peu.

le réalisateur américain Jimmy Marble propose Poor Cherries. une rêverie décalée qui prend un air de fable édulcorée, narrée par deux zouz nonchalantes, presque abasourdies de leur propre existence.
« Poor us », « Poor everything » sont les préliminaires d’une litanie enchantée, légère par le reflet d’un monde préservé du présent. il fait bon vivre dans les 60’s.
il n’y a pas d’histoire, mais un sentiment presque impertinent qui met en apesanteur le monde qui les entoure.

cette courte narration un peu bittersweet est remarquable par le paradoxe qu’elle dépeint : des corps naïfs face à des plaisirs simples, mais soulevés par le fameux « poor ». c’est comme un jeu, et j’y joue tous les jours.

 

Le mercredi 17 janvier 2018 dans Art, cinéma.
          
poor morning spank
4 mois plus tôt
mercredi 6 décembre
nous spank :

La construction de l’ennui chap1.

Sachez Sacramento, que dans mon taff, (#architectepaysagiste#paysagistedplg#paysagisteconcepteur#paysagiste #tembêtespasmêmetesparentsnesaventpascequetufais) on s’entoure de beau monde. Des architectes, des urbanistes, des sociologues, des philosophes , des écologues, hydrologues et jean michel passe. Finalement parfois mon travail, c’est le Truman Show.

Dans notre métier médiatique, la production d’images numériques (de synthèse, assistées par ordinateur whatever) permet de balancer des projections de futurs espaces imaginés, qui vont bien au delà du fantasmé. Parce que c’est comme ça que l’on aime percevoir le futur. Un futur baratiné dans une prestation de services, et non plus intellectuelle. Les espaces sensés faire la ville de demain sont sous-investis, standardisés.  C’est rassurant j’imagine, bon packaging et ça coûte moins cher.
Alors voilà, je cherche le sens de ces projections dépassionnées, sans excitation, toute en convenance. La petite Eugénie sous-alimentée des plaisirs de Vénus. VOILÀ QUOI.

La véritable question que je me pose, c’est comment remédier à cette demande bien calibrée? Comment défier les codes esthétiques convenus, les modèles culturels, les schèmes collectifs qui influent sur le regard individuel?
Pour que ce futur reste accessible à l’imagination de tous, il faut qu’il s’adresse à tout le monde (cf le corollaire).

à suivre…

Ceci-dit dieu merci, tant qu’il y aura des comptoirs, il y aura des héros.

La construction de l’ennui chap1.
5 mois plus tôt
mercredi 8 novembre
nous spank :

Kiddy Smile, Kiddy slash

pas le temps de niaiser, ni d’échauffer les esprits. ceci-dit je bougerais bien mon boule en faisant le grand écart (#imagequitetraverselatête).

Kiddy Smile.

 

un peu de sexualité gay en banlieue, ça vous va si bien.
avec une voix grave et suave, ça fait brûler des bagnoles aux Alouettes et ça vogu’ en survêt.
perruque longue, garde robe de sapeur queer, chic.

alors oui Alien Alien a aussi joué sur ce registre, cependant ce petit ovni défie les codes de la musique française et du cadre habituel un peu élitiste de l’électro house ou du champ lexical séditieux du rap.

(transition)

sur ces entrefaites (= cette house d’inspiration 90’s à faire claquer les fesses),
Salut.

Le mercredi 8 novembre 2017 dans musiquee.
        
Kiddy Smile, Kiddy slash
5 mois plus tôt
vendredi 27 octobre
nous spank :

no future?

Salut Sacramento,

 

Pour le réconfort. Vincent Macaigne (implantation capillaire anachronique et voix douce comme un bisou) a déposé dans les salles son premier long métrage, ce mercredi. je suis donc allée faire ce voyage dans l’avant goût d’un chaos, s’alimentant d’une France ordinaire en mal de projection.

la story : un frère, une sœur, issus d’une famille aristo bien en place, sont partis claquer la fortune familiale à New-York, à Mexico, laissant derrière eux la conscience et le poids de l’héritage. leur domaine est, pendant leur vivacité légère, entretenu par leurs amis d’enfance. l’une plante des arbres en pensant à l’avenir : « quand nous, on sera plus là », tandis que l’autre veut racheter des terres pour y implanter des villages-retraite pour les vieux. leur retour, ordonné par l’évidence de la mise en vente du domaine, va mettre cette troupe de personnages nez à nez avec leur existence.

ce film est une fable qui tente de situer une génération dans le temps. on joue sur plusieurs tableaux : la fracture riches/moyens pauvres, la coexistence en tant qu’humains, la construction de l’avenir et « qu’est-ce qu’il restera de nous ? ». de petites phrases de la sorte ici et là, parlées comme au théâtre, viennent nous donner de petites claques insolentes non moins percutantes. une impulsion émotionnelle qui donne une vigueur troublante au film, mais provoque aussi le désarroi, que l’on retrouve dans les silences comme dans les monologues.

ce film parle aussi d’incompréhension. entre deux réalités sociales (les beaux et les ploucs) : « y’a quand même un paquet de pays, un paquet d’époques où on leur z’aurait couper la tête hein », entre l’humain que l’on choisit d’être (ou que l’on ne choisit pas) et le monde dans lequel on évolue. Pauline dit à son frère Pascal qu’ils n’ont fait que « comprendre le monde sans l’étreindre », mais on se demande ce que tout ce petit monde comprend réellement.

Film exploratoire, laboratoire de gestes et d’écritures, au format carré qui se rétrécit pour la fin, comme un rideau qui se ferme.

 

et puis grosse BO. aller, salut.

 

 

 

Le vendredi 27 octobre 2017 dans cinéma.
    
no future?
6 mois plus tôt
mercredi 25 octobre
nous spank :

amour&fiction(s)

LOVE.
le symbole et l’orthographe se confondent. le mot est utilisé dans des situations et des propositions si différentes, qu’il est emprunt d’une diversité qui relate notre pluralité. ses lettres, sa construction formelle, sont devenues une expression visuelle à part entière. une synesthésie se fonde presque autour…

Le court métrage LOVE (Réka Bucsi, France, Hongrie – 13’47 – 2016, musique David Kamp) est une sorte d’odyssée qui peint ce constat. il va au delà des représentations habituelles du sentiment amoureux et présente, à travers trois chapitres, de petites saynètes aimables et élégantes. transformations, fusions, construction, déconstruction s’opèrent sur cette planète inconnue. ces aléas somment le désir avec la collision, l’amour et, enfin, la solitude. des situations qui parlent d’amour de façons intuitive et surréaliste.

l’interprétation est ouverte. les traits légers et enfantins s’animent sous l’œil des astres personnifiés. tu voyages dans ces questionnements que tu contiens peut-être un peu trop gravement.
le désir de connaitre, dans sa dimension érotique et philosophique puis l’embarras causé par le doute, l’incertitude de l’autre à notre égard.

thx Roland Barthes, tu nous rappelles à quel point il est éclairant d’être amoureux.

LOVE.

 

Le mercredi 25 octobre 2017 dans cinéma.
        
amour&fiction(s)
1 an plus tôt
mercredi 18 janvier
nous spank :

Tarte au citron.

1. La création de mythe

Une pâte sablée cuite à blanc, recouverte de grenailles. Cuire à blanc entre dix et quinze minutes.
Deux citrons, les laver, les râper afin d’en récupérer le zeste.
Une casserole. Y verser 25cL d’eau, 25 cL du jus des citrons, avec les zestes de citron, 3 œufs battus, 200g de sucre en poudre, le beurre en lamelles, 50g d’amidon de maïs.
Porter à feu doux, mélanger sans cesse, au calmement, régulièrement et au fouet, entre sept et dix minutes.
Ajouter la crème de citron sur la pâte sablée. Passer au four doux (120°C), c’est environ 10 min.

 

2. Un label indépendant qui porte la nouvelle scène électronique française

Nowaday’s records est fondé en 2010 par le formidable quatuor de La Fine Équipe, avec La Boulangerie comme note de lancement. Trois albums plus tard, le label est en place et compte des artistes de qualitey. Des influences allant du hip hop, trip hop au beat futur en passant par le rap et j’en passe, Nowaday’s possède une direction artistique fraîche et inspirée, en suivant sa propre temporalité.

 

3. De l’emploi des vieux dans la communication.

 

C’est doux, tasty and sexy, baisers.

 

 

 

Le mercredi 18 janvier 2017 dans Mode.
      
Tarte au citron.
1 an plus tôt
mercredi 21 décembre
nous spank :

Solstice dévergondé

Chaque jour qui se lève annonce une journée mondiale de quelque chose. Aujourd’hui c’est le 21 décembre, jour le plus court de l’année où visiblement il est plus que de bon ton de se montrer le dos de la feuille. Yes bébé c’est la journée mondiale de l’orgasme, ouiiiiiiiiiiii!

Que cela tombe le jour du coucher de soleil le plus tôt de l’année n’est pas un complot, mais une petite fantaisie hippie qui date de 2006. À son origine, deux gonz fondateurs de l’association Global orgasm for peace, travaillant avec le projet Noosphère de l’université de Princeton (hashtag un minéralogiste russe du XIXe siècle ajoute une couche à la biosphère matérialisant toute la conscience humaine, ouiiii!).

Leur concept est très simple : la journée mondiale de l’orgasme est un appel à l’orgie simultanée (collective?) afin de modifier le champ d’énergie de la Terre, quitter le côté obscure de la force afin de vivre heureux. Le plaisir sexuel comme levier cosmologique. cqfd, j’adore.

 

alors sans vos slips les spankers et spankés,

LOVE.

Le mercredi 21 décembre 2016 dans Dehors.
    
Solstice dévergondé
1 an plus tôt
mercredi 7 décembre
nous spank :

Trêve d’incrédulité

Salut Sacramento !

Faire brillamment n’importe quoi. Faire de n’importe quoi et d’une coupe iroquoise son génie à soi.

Digne héritier des dada, Jacques Auberger, jeune artiste de 24 ans, compose de la musique électronique transversale et réalise des performances vidéos qui mettent en scène ce qu’ici et là, la plupart n’estime que rien n’a lieu.

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Sa sphère de créativité repose sur des déconstructions théoriques et matérielles du quotidien, il questionne le fonctionnement d’une soirée, la musique, l’expérience sociale et réinjecte cette nouvelle forme de « non-savoir » dans ces performances, au sein du Centre National de recherche du Vortex, documentaire on ne peut plus sérieux à regarder maintenant ou plus tard.

« Créer un poncif, c’est le génie » a écrit Baudelaire. C’est un peu le style de Jean Michel Jacques, le poncif est pris comme une matière qu’il prend plaisir à modeler, il joue là où il n’y a pas d’entendement culturel. À la manière d’un idiot, il vit par voie de conséquences. Avec son camarade Alexandre Gain, ils mixent des mixer, défenestrent une fenêtre, passent un tube dans un tube, mettent du typex sur un flacon de typex, j’en passe et des meilleures.

Dans « À la recherche du vortex« , provocation et illustration de moments qui s’auto-alimentent, ils nous livrent un interprétation simple mais non moins poétique, entendue et surtout valable. Je suis convaincue et je suis contente de l’être, un peu comme quand tu viens de résoudre une énigme. Ce moment bref de volupté, d’enchantement.

#fairenimportequoiavecbeaucoupdeserieux n’est pas mal non plus.

Tout ne sera pas beau seulement parce que vous en convenez, mais absolument rien ne le sera si vous ne l’envisagez pas. Aller, salut!

Le mercredi 7 décembre 2016 dans Mode.
    
Trêve d’incrédulité
1 an plus tôt
mercredi 23 novembre
nous spank :

Sortez vos griffes !

« le mauvais goût c’est le plaisir aristocratique de déplaire« , Baudelaire.

Quand on enfile son slip, et tout ce qui se met par dessus, on se raconte une histoire. Aujourd’hui je vais vous raconter une histoire, pas la mienne, celle de la sape. Le dannnnnndysme messieurs dames. Alors non, mais la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes, oui!

 

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D’ici venant de là.
Milieu du XIXe (promis ce ne sera pas long). Les européens, dans une double mission commerciale et colonisatrice, envoient des tonnes de vêtements d’occas, histoire de balancer de la fripe sur l’Afrique de l’ouest. Le Carreau du Temple se met bien.
Commence un mouvement, à l’époque décrit comme une fable pittoresque. Les gonz s’emparent de cette mode européenne d’une part, mais vont se l’approprier, au delà de l’apparence. Le port n’est pas à l’ajustement mais à la libre parure mélangeant couleurs et saisons.

 

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Mais l’européen s’agace de cette aristocratie du mauvais goût (#hautdeformeetdimancheanglican). L’élégance titille la hiérarchie, se refuse du travail manuel imposé (no way d’aller se saloper la sape). C’est l’heure du retournement politique et social, bref, l’heure du bordel. Je trouve alors fascinant de noter l’intelligence du processus.

Un peu plus tard.
La sape est devenue une culture à part entière, qui porte en elle cette mémoire et cette conscience de la condition coloniale. Une partie de l’immigration africaine emporte avec elle cette mémoire, qui rejaillit à travers cette mode. C’est à dire que le sapeur des années 60 réinvesti cette pratique, cette histoire anti-coloniale dans l’anti-immigration. Comme une façon de refuser l’image de l’immigré imposée par la société française.
C’est vrai que ce n’est pas très commode pour aller bosser dans le BTP, on leur demande d’être discret, et non pas de s’intégrer.

 

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Pour l’anecdote, dans les années 80 le bon sapeur a le look textile évidement, mais troque également son corps musculeux à son arrivée contre le corps du boss grassouillet, bien installé et prospère (et je ne vous parle pas de la calvitie). L’imaginaire forge les clichés.
Tout un monde se recrée, les vêtements, mais aussi une langue, un vocabulaire, comme un jeu de constructions mythologiques.

Alors voilà, tant que l’on continuera à se raconter des histoires, on vivra.

Bon baisers de Barbès

Le mercredi 23 novembre 2016 dans Mode.
Sortez vos griffes !
1 an plus tôt
jeudi 3 novembre
nous spank :

Doux Jésuite!

Les BD c** (CUL), petits formats  qui se montrent le dos de la feuille sans retenue, sont une collection de la maison d’édition indépendante Les Requins Marteaux.

Basée à Bordeaux, son histoire débute il y a un peu plus de deux décennies, avec un collectif de manches bien relevées (dessinateurs, graphistes, scénaristes, comédiens, musiciens, réalisateurs…et j’en passe) qui surfent habilement sur le détournement.

Mais revenons-en à notre format pocket aux allures cheapy, directement inspiré des BD masturbatoires (encore plus cheapy) des seventies d’Elvifrance (#lenferchinois).

La collection est composée aujourd’hui de 14 ouvrages, constellation de styles : chaque auteur possède son espace d’expérimentation, sa seule contrainte réside dans le format imposé. On passe de l’illustration enfantine aux couleurs saturées et au graphisme faussement naïf, à de la planche muette au style délicat et raffiné, à de la bande dessinée retrofuturiste potentiellement horrifique enfin, à du trait minimaliste flirtant avec le psychédélisme.

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Littérature décomplexée et libertine, elle vient ici dépoussiérer le genre érotique en créant du pastiche muet aussi joufflu que fessu aussi malin que drôle.

Mystère roseau et guifette blaireau!
bisou.

Le jeudi 3 novembre 2016 dans Mode.
  
Doux Jésuite!