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Nos 06:

Posts by Jessie James

1 mois plus tôt
mercredi 18 janvier
nous spank :

Tarte au citron.

1. La création de mythe

Une pâte sablée cuite à blanc, recouverte de grenailles. Cuire à blanc entre dix et quinze minutes.
Deux citrons, les laver, les râper afin d’en récupérer le zeste.
Une casserole. Y verser 25cL d’eau, 25 cL du jus des citrons, avec les zestes de citron, 3 œufs battus, 200g de sucre en poudre, le beurre en lamelles, 50g d’amidon de maïs.
Porter à feu doux, mélanger sans cesse, au calmement, régulièrement et au fouet, entre sept et dix minutes.
Ajouter la crème de citron sur la pâte sablée. Passer au four doux (120°C), c’est environ 10 min.

 

2. Un label indépendant qui porte la nouvelle scène électronique française

Nowaday’s records est fondé en 2010 par le formidable quatuor de La Fine Équipe, avec La Boulangerie comme note de lancement. Trois albums plus tard, le label est en place et compte des artistes de qualitey. Des influences allant du hip hop, trip hop au beat futur en passant par le rap et j’en passe, Nowaday’s possède une direction artistique fraîche et inspirée, en suivant sa propre temporalité.

 

3. De l’emploi des vieux dans la communication.

 

C’est doux, tasty and sexy, baisers.

 

 

 

Le mercredi 18 janvier 2017 dans Mode.
      
Tarte au citron.
2 mois plus tôt
mercredi 21 décembre
nous spank :

Solstice dévergondé

Chaque jour qui se lève annonce une journée mondiale de quelque chose. Aujourd’hui c’est le 21 décembre, jour le plus court de l’année où visiblement il est plus que de bon ton de se montrer le dos de la feuille. Yes bébé c’est la journée mondiale de l’orgasme, ouiiiiiiiiiiii!

Que cela tombe le jour du coucher de soleil le plus tôt de l’année n’est pas un complot, mais une petite fantaisie hippie qui date de 2006. À son origine, deux gonz fondateurs de l’association Global orgasm for peace, travaillant avec le projet Noosphère de l’université de Princeton (hashtag un minéralogiste russe du XIXe siècle ajoute une couche à la biosphère matérialisant toute la conscience humaine, ouiiii!).

Leur concept est très simple : la journée mondiale de l’orgasme est un appel à l’orgie simultanée (collective?) afin de modifier le champ d’énergie de la Terre, quitter le côté obscure de la force afin de vivre heureux. Le plaisir sexuel comme levier cosmologique. cqfd, j’adore.

 

alors sans vos slips les spankers et spankés,

LOVE.

Le mercredi 21 décembre 2016 dans Dehors.
    
Solstice dévergondé
2 mois plus tôt
mercredi 7 décembre
nous spank :

Trêve d’incrédulité

Salut Sacramento !

Faire brillamment n’importe quoi. Faire de n’importe quoi et d’une coupe iroquoise son génie à soi.

Digne héritier des dada, Jacques Auberger, jeune artiste de 24 ans, compose de la musique électronique transversale et réalise des performances vidéos qui mettent en scène ce qu’ici et là, la plupart n’estime que rien n’a lieu.

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Sa sphère de créativité repose sur des déconstructions théoriques et matérielles du quotidien, il questionne le fonctionnement d’une soirée, la musique, l’expérience sociale et réinjecte cette nouvelle forme de « non-savoir » dans ces performances, au sein du Centre National de recherche du Vortex, documentaire on ne peut plus sérieux à regarder maintenant ou plus tard.

« Créer un poncif, c’est le génie » a écrit Baudelaire. C’est un peu le style de Jean Michel Jacques, le poncif est pris comme une matière qu’il prend plaisir à modeler, il joue là où il n’y a pas d’entendement culturel. À la manière d’un idiot, il vit par voie de conséquences. Avec son camarade Alexandre Gain, ils mixent des mixer, défenestrent une fenêtre, passe un tube dans un tube, mettent du typex sur un flacon de typex, j’en passe et des meilleures.

Dans « À la recherche du vortex« , provocation et illustration de moments qui s’auto-alimentent, ils nous livrent un interprétation simple mais non moins poétique, entendue et surtout valable. Je suis convaincue et je suis contente de l’être, un peu comme quand tu viens de résoudre une énigme. Ce moment bref de volupté, d’enchantement.

#fairenimportequoiavecbeaucoupdeserieux n’est pas mal non plus.

Tout ne sera pas beau seulement parce que vous en convenez, mais absolument rien ne le sera si vous ne l’envisagez pas. Aller, salut!

Le mercredi 7 décembre 2016 dans Mode.
    
Trêve d’incrédulité
3 mois plus tôt
mercredi 23 novembre
nous spank :

Sortez vos griffes !

« le mauvais goût c’est le plaisir aristocratique de déplaire« , Baudelaire.

Quand on enfile son slip, et tout ce qui se met par dessus, on se raconte une histoire. Aujourd’hui je vais vous raconter une histoire, pas la mienne, celle de la sape. Le dannnnnndysme messieurs dames. Alors non, mais la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes, oui!

 

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D’ici venant de là.
Milieu du XIXe (promis ce ne sera pas long). Les européens, dans une double mission commerciale et colonisatrice, envoient des tonnes de vêtements d’occas, histoire de balancer de la fripe sur l’Afrique de l’ouest. Le Carreau du Temple se met bien.
Commence un mouvement, à l’époque décrit comme une fable pittoresque. Les gonz s’emparent de cette mode européenne d’une part, mais vont se l’approprier, au delà de l’apparence. Le port n’est pas à l’ajustement mais à la libre parure mélangeant couleurs et saisons.

 

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Mais l’européen s’agace de cette aristocratie du mauvais goût (#hautdeformeetdimancheanglican). L’élégance titille la hiérarchie, se refuse du travail manuel imposé (no way d’aller se saloper la sape). C’est l’heure du retournement politique et social, bref, l’heure du bordel. Je trouve alors fascinant de noter l’intelligence du processus.

Un peu plus tard.
La sape est devenue une culture à part entière, qui porte en elle cette mémoire et cette conscience de la condition coloniale. Une partie de l’immigration africaine emporte avec elle cette mémoire, qui rejaillit à travers cette mode. C’est à dire que le sapeur des années 60 réinvesti cette pratique, cette histoire anti-coloniale dans l’anti-immigration. Comme une façon de refuser l’image de l’immigré imposée par la société française.
C’est vrai que ce n’est pas très commode pour aller bosser dans le BTP, on leur demande d’être discret, et non pas de s’intégrer.

 

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Pour l’anecdote, dans les années 80 le bon sapeur a le look textile évidement, mais troque également son corps musculeux à son arrivée contre le corps du boss grassouillet, bien installé et prospère (et je ne vous parle pas de la calvitie). L’imaginaire forge les clichés.
Tout un monde se recrée, les vêtements, mais aussi une langue, un vocabulaire, comme un jeu de constructions mythologiques.

Alors voilà, tant que l’on continuera à se raconter des histoires, on vivra.

Bon baisers de Barbès

Le mercredi 23 novembre 2016 dans Mode.
Sortez vos griffes !
3 mois plus tôt
jeudi 3 novembre
nous spank :

Doux Jésuite!

Les BD c** (CUL), petits formats  qui se montrent le dos de la feuille sans retenue, sont une collection de la maison d’édition indépendante Les Requins Marteaux.

Basée à Bordeaux, son histoire débute il y a un peu plus de deux décennies, avec un collectif de manches bien relevées (dessinateurs, graphistes, scénaristes, comédiens, musiciens, réalisateurs…et j’en passe) qui surfent habilement sur le détournement.

Mais revenons-en à notre format pocket aux allures cheapy, directement inspiré des BD masturbatoires (encore plus cheapy) des seventies d’Elvifrance (#lenferchinois).

La collection est composée aujourd’hui de 14 ouvrages, constellation de styles : chaque auteur possède son espace d’expérimentation, sa seule contrainte réside dans le format imposé. On passe de l’illustration enfantine aux couleurs saturées et au graphisme faussement naïf, à de la planche muette au style délicat et raffiné, à de la bande dessinée retrofuturiste potentiellement horrifique enfin, à du trait minimaliste flirtant avec le psychédélisme.

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Littérature décomplexée et libertine, elle vient ici dépoussiérer le genre érotique en créant du pastiche muet aussi joufflu que fessu aussi malin que drôle.

Mystère roseau et guifette blaireau!
bisou.

Le jeudi 3 novembre 2016 dans Mode.
  
Doux Jésuite!
4 mois plus tôt
jeudi 20 octobre
nous spank :

À fleur d’eau

On est bientôt (maintenant) jeudi, je me dis que j’ai un post à écrire pour satisfaire la main spankeuse de tout un chacun.
Alors oui j’ai de vagues idées, ou alors non je n’ai aucune idée.
Comment on procède avec la seconde hypothèse?
J’ai laissé passer quelques jours, mais dans ma tête c’est le tambour du Bronx.

Alors supposons sans trop de risques que je n’ai pas la moindre idée pour vous distraire comme je l’entends.
L’inspiration diras t’on.
Je laisse encore passer quelques heures, et non je ne vois pas le début de la fin d’une idée.
C’est décidément peu convenable.
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(mais quoi t’es pas sur mac?)
Je vais aux toilettes.
Éros Émerveillé, la Petite Encyclopédie des Vampires, Le rêve du Mouton, Écrits Pornographiques, Crème Sublimatrice 2en1 pour les mains et ongles.
Je tourne frénétiquement les pages du Vogue n°950 septembre 2014.
Et la je pourrais dès lors écrire FIN.

David Lynch : « Les idées sont comme des poissons, et vous ne fabriquez pas le poisson, vous l’attrapez » (le pêchez pour les puristes).

Alors David, dis nous comment surgissent les idées?

Le jeudi 20 octobre 2016 dans Mode.
À fleur d’eau
4 mois plus tôt
jeudi 6 octobre
nous spank :

J’aime tes genoux

Salut Sacramento !

On dit que l’été est fini, que toutes les fesses sont de nouveaux bien polies. Quelle tristesse. Alors pour ne pas se laisser assommer par la pluie ou empoisonner par le gris (hashtag Étienne Daho) allons s’émoustiller l’esprit dans l’univers doux&dreamy de la photographe Prue Stent, jeune australienne de 21 ans, au calme.

 

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Y’a de la fesse, du boobs, du ventre et de la jambe (de la cuisse et du gros matos). Des mains qui reçoivent, des mains qui touchent, des yeux hors de la tête. Et des bouches. Des lèvres.

Des choses que l’on connait par cœur finalement, mais cette photographie spontanée et expérimentale vient nous les mettre sous le nez, en gros plan, démesurées, dénaturées, sublimées et j’en mich passe. Ce travail surréaliste replace le corps dans un délire matériel, comme s’il ne devenait qu’une matière en interaction avec d’autres, toutes les autres (ici peinture, tissus, végétal, paysage, fruit, coquillage, matières organiques en tout genre : érotisme&bubble gum).

Elle joue sur cette ambiguïté du corps, continuellement théâtre de l’étrange et du beau, du sublime et de l’écœurant. Beauté subversive. C’est parfois gênant, souvent très drôle mais c’est surtout « frais » comme on dit.

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Et puis même si tu ne pars pas en week-end à Rome, rien ne t’empêche de coincer sa bulle dans ta bulle.
Aller, salut!

et pour plus de tout c’est par ici :

http://pru-e.tumblr.com/

http://www.pruestent.com/work

https://www.instagram.com/prue_stent/

Le jeudi 6 octobre 2016 dans Mode.
    
J’aime tes genoux
8 mois plus tôt
mardi 14 juin
nous spank :

manifeste pour un dandysme spatial

Chacun possède sa sphère de créativité. Il n’empêche que la plupart du temps cette sphère peut se trouver à nos pieds, à côtés de nos lacets défaits (qui possède encore des lacets?). Je me permets de parler d’espace. D’espace quotidien, de cette banalité oubliée, qui ne dit jamais son dernier mot pourtant.

Ce site internet sur lequel viennent s’apposer quelques agencement de mots est un espace, soutenu par la courbe légère de ces fesses en arrière-plan. Moi ça me plait. Mais bien évidement, je m’attarde sur le lieu, celui du mot qui te volera le rictus satisfait, peu importe la raison, elle t’appartient.

Et ce n’est pas pour rien que l’on dit que le lieu est à l’espace ce que le mot est au langage (si je n’ai pas la référence, c’est que le souvenir m’échappe ou que je l’ai inventé, ps : ne pas se fier à la seconde solution).

La question des sens dans l’espace, ce qui nous renvoie à telle ou telle sensation, aussi douce ou féroce soit-elle, fabrique notre perception. Car aujourd’hui on assiste à un effacement de ce qui nous lie aux choses, la perception sensorielle n’apparaît plus comme un référent. Pour faire le parallèle avec les images, et le monde virtuel en mousse dans lequel on se prélasse, on peut dire que nos fonctions sensorielles sont endormies, l’image se substituant à celles-ci. pensée instinctive versus pensée du savoir. Mais regarde autour de toi enfin, il y a de quoi s’amuser.

Il s’agit alors de réveiller cette sensibilité, de redevenir attentif à l’espace dans lequel nous sommes en mouvement.
De se laisser aller à une certaine naïveté, chance déguisée qui nous donne des clés de lecture (ouuuh c’est grossier) qui nous sont propres et qui nous replace parfois dans une reconsidération totale de nos acquis, un peu comme s’il était possible de s’affranchir de nos références. Peu importe ce que cela nous inspire, tant que le taff est fait, tant qu’il y a de l’émulsion.
Car ce qu’il se passe actuellement, c’est que notre imaginaire et notre perception sensorielle se construisent non plus à partir de notre expérience concrète mais à partir de pré-requis virtuels pour être impolie. Si notre rapport à l’espace est sous-investi, dépassionné, alors on s’ennuie ferme. Tout ça pour dire que la poétique de l’espace, ça existe, et il ne tient qu’à nous de s’y attarder.

Et comme Rabelais le dit si bien : Femme molle à la messe, femme molle à la fesse. Aller, salut!

pour la source d’inspiration complète c’est par ici : http://wtfbelleville.tumblr.com

  • manifeste pour un dandysme spatial
  • manifeste pour un dandysme spatial
  • manifeste pour un dandysme spatial
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Le mardi 14 juin 2016 dans Mode.
      
manifeste pour un dandysme spatial