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Nos 06:

Posts by Gé

9 mois plus tôt
mercredi 18 mai
nous spank :

En attendant la finale…

…je vous laisse en compagnie d’André Agassi et de son short en denim, en 1989 (sisi, il a fait de la compèt avec)…
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…du fameux John McEnroe (1981)… un short bien serré comme on les aime!

Jul 1981: John McEnroe of the USA returns a shot during his match against Bjorn Borg in the finals of the 1981 Lawn Tennis Championships at the All-England Club in Wimbledon, England. McEnroe won the match 4-6, 7-6, 7-6, 6-4. Mandatory Credit: Tony Duff

…et de l’élégant René Lacoste (les années 30)

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Et puis une pour ceux qui préfèrent les filles…
Elle s’appellait Gussie Moran. C’était en 1949. Ouais.

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Ou Suzanne Lenglen (1920), la Coco Chanel du tennis. Bisous.
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Le mercredi 18 mai 2016 dans Mode.
                            
En attendant la finale…
9 mois plus tôt
mercredi 4 mai
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La mode, c’est fur-midable

Vous pensiez que vous étiez inutile sur terre? que personne ne se souviendrait de vous? Eh ben, vous avez raison! Si le chat de Karl Lagerfeld peut avoir sa page Wikipedia et pas vous, c’est que vous touchez le fond.

J’avais d’abord pensé à écrire sur le phénomène du tee-shirt DHL par Vêtements (oui, c’est une marque) et des questions que cela soulève (très bon article du Guardian), ou du nouvel uniforme des sportifs anglais pour les Jeux Olympiques par Stella McCartney. Mais je pense que Choupette, c’est du calibre. Choupette vaut le détour, c’est une 8ème merveille du monde à elle seule. Après tout, Karl Lagerfeld la marierait si le mariage humain-animal existait

Alors pour faire honneur à la mode, mettons des photos de Choupette, de sa marque, de sa vie, de ses amis… il n’y a rien de mieux pour représenter l’esprit de ce milieu.

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Le mercredi 4 mai 2016 dans Mode.
                
La mode, c’est fur-midable
10 mois plus tôt
mercredi 20 avril
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Faustine

C’est grâce à son approche personnelle du denim que la parisienne Faustine Steinmetz s’est fait connaître dans le milieu de la mode. En tissant, teintant, peignant, cousant et créant ses pièces entièrement à la main, elle transforme un humble vêtement de tous les jours –comme un jean– en un objet tellement imprégné de savoir-faire que ça en devient de la haute couture. Sauf que, c’est abordable.

Il y a moins de deux semaines, la collaboration de Steinmetz avec une autre marque provocatrice de denim, la compagnie suédoise Cheap Monday, a vu le jour en ligne. Ils ont travaillé ensemble sur une collection-capsule de 6 pièces, unisexe, comprenant une veste, des jeans, des tee-shirt et un sac – on ne peut louper la patte de la créatrice.

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Comme tout avec Faustine Steinmetz, la collaboration avec Cheap Monday n’est pas un hasard. En effet, la relation avec la marque date de son adolescence où elle s’habillait entièrement en Cheap Monday avec ses copines pour aller à des concerts.

Elle est de ces rares créateurs de mode ayant une réelle réflexion sur leur métier, leur processus. Sa volonté de populariser son savoir-faire s’est fortifié après être tombé sur une vidéo Youtube de deux ados excitées montrant leur achat de Primark aux passants. (Primark est une marque peu chère et du coup, à la marchandise mal coupée, aux couleurs fades, tout ça cousu par des petites mains d’Inde ou du Bangladesh). On y voit une des filles tenant triomphalement une robe tout en disant « je ne sais pas pourquoi j’ai acheté ça, je ne le porterai jamais ». C’est cette mentalité du gaspillage assumé que Steinmetz veut combattre, offrant à la place des pièces qui, certes, coûtent plus et demande d’économiser, mais qui durent et tiendront chers au cœur de l’acheteur.

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Il y a bien d’autres choses à dire à propos de Faustine Steinmetz, mais tenons-en nous au fait que son attitude mériterait des égards de la part des grandes marques de mode. Et FKA Twigs porte ses tenues.

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Le mercredi 20 avril 2016 dans Mode.
                              
Faustine
10 mois plus tôt
mercredi 6 avril
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Technique esthétique

Comme chaque année, la compétition d’aviron entre Oxford et Cambridge, dite « Oxbridge », s’est déroulée sur la Tamise en début de printemps. J’en avais parlé l’année dernière ici.

On s’en fout! T’es chiante avec ton aviron.
Bah ! Ce n’est pas vraiment d’aviron ou même de sport dont j’aimerais vous parler… mais de lumière.

Le photographe Andrew Whyte s’est spécialisé dans la photographie à longue exposition, révélant et décomposant le mouvement créé par le sujet. Il a collaboré avec l’équipe féminine d’Oxford – la même ayant gagné la course cette année – pour arriver à ces images:

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Cela rappelle un autre photographe canadien du nom de Stephen Orlando qui a expérimenté avec d’autres sports : le kayak, le tennis, le hockey, etc

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Pour obtenir de telles images, il faut certes avoir la bonne technique, mais aussi être bon athlète. En effet, la régularité du motif, qui en fait sa beauté, est dû à la précision de la personne maniant la rame ou la raquette. Pas que simplement jolies, ces images sont aussi révélatrices de performances, intrinsèquement liées au niveau de l’athlète.

Je ne cacherais pas que ces effets ne sont pas nouveaux. Il y a plus d’un siècle, Eadweard Muybridge inventa la chronophotographie et Étienne-Jules Marey expérimenta la discipline de sorte à être le précurseur du cinéma.

Courir, d'Étienne-Jules Marey

Courir, d’Étienne-Jules Marey

 

Le galop de Daisy, de Eadweard Muybridge

Le galop de Daisy, de Eadweard Muybridge

 

Rien de folichon donc de la part de White et Orlando, mais rien de grave non plus à admirer la joliesse des photos. Et puis, cela me permet de parler aviron.

Technique esthétique
11 mois plus tôt
mercredi 9 mars
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Daily Rituals

À la fin des années 40, John Cheever (1912–1982), écrivain américain, surnommé le ‘Chekhov des banlieues’, avait une routine peu conventionnel. Le matin, il s’habillait d’un costume, sortait de son appartement, prenait l’ascenseur parmi d’autres habitants et descendait jusqu’au sous-sol.

Là, il se rendait à sa salle de stockage, se mettait en caleçon-chaussettes (sexyyyyy) et passait la matinée à écrire. À midi, il remettait son costume et retournait chez lui pour le déjeuner. Il pouvait ensuite faire ce qu’il voulait de son après-midi.

Cela avait un effet bénéfique pour lui. Ou plutôt, pour son travail.

Réputés pour être des travailleurs acharnés, les routines ont été des outils indispensables aux artistes de tous genres. De George Sand (qui écrivait le soir, aidé de chocolat et de tabac) à David Lynch (qui ne boit plus de milkshake mais fait de la méditation deux fois par jour). Daily Rituals –livre que je ne quitte plus ces derniers temps– est une compilation de ces fascinantes monotonies que je conseille vivement de se procurer. Il fascinera n’importe quelle personne qui se demande comment bien s’organiser dans une journée. Surtout ceux qui se sont posés la question sur la vie artistique de leur héros/héroïne, comme la déconcertée Colette s’est une fois demandée à propos de George Sand: mais comment ils font?

Pour la plupart d’entre nous, les routines nous sont imposées de l’extérieur – à ce satané métro-boulot-dodo! ou la famille, la famiilllllle! Ils sont notre organisation contre laquelle on râle, la cage dont on veut s’échapper. Mais est-ce aussi simple de se lever chaque matin sans aucun plan? N’est-ce pas terrifiant? La plupart des gens tournerait en rond dans leur appart ou jouerait à Counter Strike (comme beaucoup de nos spankeurs).

Est-ce que la liberté est tout simplement la possibilité de ré-inventé sa vie autour du travail que l’on fait? (si on aime son travail, j’entends bien). Comme disait Stephen Jay Gould (1941–2002), « ce n’est pas mon travail. C’est ma vie. C’est ce que je fais. C’est ce que j’aime faire. »

Et voici la routine de Benjamin Franklin, le monsieur des billets américains :

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la couverture de Daily ritual

Le mercredi 9 mars 2016 dans Page de Pub.
    
Daily Rituals
1 an plus tôt
mercredi 10 février
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Deux cordes à son arc

Les avertis du graphisme anglophone sont probablement déjà au courant: APFEL, studio londonien, vient d’ouvrir un magasin online où les deux fondatrices vendent des ‘trucs’: posters, carnets,… le développement des « idées qui n’ont pas eues leur place dans notre travail ».

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Cette démarche de proposer un service autre que celui de faire du graphisme, existait déjà; mais elle s’est développée de plus en plus dans le milieu ces 15 dernières années, grâce à internet et aux réseaux sociaux. On connaît déjà les graphistes-­éditeurs comme DeValence et les éditions B42 (Paris), Sara de Bondt pour Occasional Papers (Londres), ou encore Spin à l’origine de Unit Editions (j’avais écrit un article ici). D’autres se diversifient en proposant des services d’impression en risographie et des workshops, comme chez HatoPress, parallèlement à leurs projets graphiques.

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Les graphistes contemporains ne se contentent plus seulement de leur seule activité, mais d’une structure qui étend leur pratique au-delà de la discipline, à d’autres métiers, liés au graphisme: l’édition, l’impression, l’éducation,…

La volonté des graphistes d’étendre leur pratiques (l’édition, l’éducation,…) est, certes, une envie d’indépendance (« si on est éditeur, on peut faire le design de nos propres livres sans un client casse-couilles sur le dos ») et un contrôle de qualité. Mais ils se créent aussi un mode de vie, un « lifestyle ». Si le lecteur achète un livre édité et mis en page par le même graphiste, il peut s’assurer de lire et toucher un objet en accord complet avec ce dernier.

Un besoin de se connecter « physiquement » avec ses followers.

Le mercredi 10 février 2016 dans Page de Pub.
                  
Deux cordes à son arc
1 an plus tôt
mercredi 27 janvier
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l’ancêtre d’Instagram

Aujourd’hui, je vais vous parler de Saul Leiter (1923–2013), une sorte d’Instagram personnifié en version analogue.

C’était un photographe américain qui a œuvré vers le milieu du 20ème siècle dans les rues de New York. Au contraire de ses contemporains photographiant le tumulte de la ville (Yves Klein entre autres), Leiter était intéressé par les moments fugaces et accidentels qu’il rencontrait : les passants, le reflet des vitrines des magasins, les panneaux signalétiques,…

Il délaisse très tôt le noir & blanc au profit de la couleur. Ce choix, pourtant réfléchi, l’a amené à se faire rejeter régulièrement – et oui, à cette époque, seul le noir & blanc comptait comme « expression artistique ». Mais Leiter était convaincu de ses images. Il était tellement opiniâtre, qu’il utilisait des films passés de date, rendant ses images encore moins nettes, affectant les tons et les nuances. (il faut dire que ça coûtait moins cher aussi). 

Et Instagram dans tout ça ? Hé ben… je pense que la simple vue de ses photographies explique le lien entre son œuvre et la production instantanée du quotidien d’égocentriques pénibles de millions de gens. La fragmentation des clichés, l’ambiguïté des situations, la réflexion et les silhouettes des personnes, plus que leurs visages. Cette manière de ‘montrer’ une atmosphère, de s’intéresser à l’inintéressant.

Leiter a expansé les limites de la photographie, faisant un doigt aux tendances de l’époque. «Do what you love and fuck the rest» comme dirait Dwayne dans Little Miss Sunshine.

www.thephotographersgallery.org.uk

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Le mercredi 27 janvier 2016 dans Page de Pub.
        
l’ancêtre d’Instagram
1 an plus tôt
jeudi 7 janvier
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Comme si c’était hier…

Charlie, ça fait un an. Je ne pensais pas que ça passerait si vite. Il faut dire que Novembre ne nous a pas aidé.

Je me souviens encore des fleurs que je t’avais déposé dans le 11è. Je n’étais pas la seule. Des amis étaient aussi passés, on avait bu une bière après, pas loin. On avait parlé de tes farces plus ou moins salaces, certaines t’avaient attirées des ennuis. Je me souviens, je n’étais pas toujours en accord avec toi. Mais bon, on passait du bon temps.

Mon copain t’avait bien stalké sur internet. Il a d’ailleurs une photo A3 de toi affichée dans sa chambre. Ça me fait toujours rire quand je passe devant.

Depuis, il lit les infos beaucoup plus souvent, et moi aussi. Je crois que c’est nécessaire pour te comprendre, et comprendre les autres aussi. C’est important. C’est vital. C’est une force.

T’as quand même fait chié pas mal de monde. Surtout en 2006. Et 2011. Tout le temps en fait. T’en mettais partout. Il fallait tout le temps faire attention à toi, tu pouvais causer tellement de dégâts. Ton attitude ne faisait vraiment pas l’unanimité.

Mais aujourd’hui, malgré les divergences, je me suis rendue compte que face à l’atrocité, on a tous de la compassion.

Tu as toujours voulu rester indépendant, tu as vécu ta vie comme tu voulais. J’espère que tu es heureux où tu es.

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Charlie, tes petites oreilles me manques…

 

Le jeudi 7 janvier 2016 dans Mode.
Comme si c’était hier…
1 an plus tôt
vendredi 18 septembre
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L’Univers

Question Trivial Pursuit:
Quel est le point commun entre l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle
et les autoroutes suisses? Leurs caractères typographiques (le Frutiger
et le ASTRA-Frutiger) ont été dessinés par Adrian Frutiger.

Ce Grand Monsieur de la Suisse, influent dans le monde typographique, est décédé jeudi dernier à l’âge de 87 ans. Il est le père de plusieurs polices de caractères dont l’Univers.

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Cette typographie fut distribuée par la fonderie Deberny & Peignot en 1957, afin de répondre aux demandes pressantes de l’époque. En effet, les caractères ‘à bâtons’ étaient à la mode sur le continent, dû à l’influence des mouvements artistiques (Bauhaus, Constructivisme, Néo-plasticisme,…), intéressés par l’épuration des formes et des couleurs.

L’Univers fut donc lancé avec une feuille de spécimen originale qui présentait les différentes graisses et étroitisations dans un ordre logique, avec des numéros de référence à la place des descriptions imprécises telles qu’ « extra-gras ». L’idée avant-gardiste ne fit pas l’unanimité chez les imprimeurs, qui ne voulaient pas changer leurs habitudes (c’était une tout autre organisation à implanter). C’est pourtant ce système révolutionnaire qui est devenu un model standard chez les typographes d’aujourd’hui.univers-grid

Mais ce qui fit son succès commercial, c’était d’avoir été réalisé en deux versions adaptables aux méthodes d’impressions existantes et à venir: la composition chaude à caractères métalliques (plus connue comme linotype) et la photocomposition (l’ancêtre des logiciels de mise en page).

Résultat: Soixante ans plus tard, l’Univers fait toujours partie du kit de typo du graphiste moderne, pendant que les vinyls de Dalida mordent la poussière.

L’Univers
1 an plus tôt
mercredi 15 avril
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1 comz!

Oxbridge

Samedi dernier s’est tenue The Boat Race, la célèbre course d’aviron se tenant tous les ans au printemps entre les universités de Cambridge et d’Oxford sur la Tamise, à Londres.

Oxbridge –condensé de ‘Oxford’ et ‘Cambridge’– est une course d’un peu moins de 7 km ayant commencée en 1829, lorsque deux amis, Charles Merivale et Charles Wordsworth, étudiant chacun dans les universités respectives, se sont défiés en aviron. Depuis lors, la compétition se déroule entre deux équipes composées de 8 mâles étudiants sexy (coucou), remontant la tamise, en moins de 20 minutes (selon les intempéries).

Mais bon, même si le corps athlétique des rameurs est un sujet ultra intéressant (miam miam), la raison première de cet article, c’est les rameuses. Et la mode dans tout ça? J’y arrive.

Les étudiantes ont été autorisées à participer à cette compétition traditionnelle il y a 70 ans seulement. Et pour la première fois cette année, elles ont parcouru la même distance que les hommes, et cela a été retransmis LIVE à la télévision.

Une première dans l’histoire, un grand pas vers l’égalité entre hommes et femmes… bref, un événement qui participe au bien de l’humanité, qui fait avancer le schmilblick.

Du coup, si vous lisez l’article du Guardian, comme moi « Gloire au blazer: comment s’habiller pour The Boat Race », vous comprendrez ma frustration et ne m’en voudrez point d’avoir mitraillé de fléchettes le portrait imprimé de la journaliste. Au lieu de célébrer cet événement d’une manière pertinente, elle écrit un torchon d’une superficialité hallucinante et essuie les efforts des athlètes féminines avec.

Le mercredi 15 avril 2015 dans Mode.
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