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Nos 06:

Posts by Aloons

Hugueu

Aaaaaah, l’hiver…

Bonjour mes petites pelotes ! je ne sais pas chez vous, mais chez moi, la neige a commencé a tomber, dehors, le thermomètre ne passe pas la barre du zéro, tout le monde hiberne… sauf moi. je trime toute la journée, affrontant un vent glacial, et je rentre chez moi à pas d’heures, frigorifiée, les larmes gelées directement dans l’oeil, la frimousse frémissante de froid, les oreilles rouges et les mains bleues. Et pourquoi ? parce qu’en France, le bien être personnel passe après l’accomplissement professionnel, et que le travail prend un temps de dingue (pour moi, ce sont les études, mais ca revient au même.)

Les pays scandinaves, eux, ont un mot que nous autres Français n’avons pas.

HYGGE.

(prononcez Hugueu). Le hygge est un moment de la journée, une ambiance, ou un sentiment qu’on aime, qui nous rend heureux et procure un profond bien être. une activité, ou plutôt, une absence totale d’activité, qui consiste a prendre du temps pour soit, regarder un bon film au chaud sous la couette, boire un bon thé avec des amis en jouant aux cartes ou encore lire un livre au coin du feu. Et pourquoi n’avons nous pas ce mot la en France ? même les Américains l’ont: cocooning.

Le hygge, donc, a permis au Danois de décrocher la palme du peuple le plus heureux du monde. Ils ont des moments privilégiés pour recharger leurs batteries, prendre soin d’eux, ce qui les rend plus fort pour affronter leurs problèmes, comme le dit Helen Russell, journaliste Londonienne partie étirer ses orteils sur la table basse au Danemark.

« C’est à la portée de tout le monde de prendre un bain chaud après une dure journée, ou de boire un verre de vin dans un bar à la lumière des chandelles. Ce sont des moments hygge, même si nous ne les nommons pas comme tels. La seule différence avec les Danois, c’est qu’ils en font une priorité, un rituel régulier. »

Alors ne culpabilisez pas si vous quittez le travail a 15 heures, vous n’avez plus poney ou piscine, maintenant, vous avez Hygge. Faites en une priorité !

 

 

Le jeudi 5 janvier 2017 dans Mode.
        
Hugueu

UglyXmas

Bonjour mes petites pelotes !

Dans deux jours, c’est Noël ! Si en France, on a pour habitude de revêtir nos plus beaux apparats et de se parer tels des aristocrates, il n’en est pas de la sorte partout.

En effet. Aux états Unis (c’est toujours les mêmes…), la tradition est au Ugly Christmas Sweater: Le pull moche que leur a tricoté mamie Jacqueline l’hiver passé, qu’ils portaient honteusement il y a quelques décennies mais qu’ils arborent maintenant aussi fièrement que le hipster arbore sa chemise de bucheron que cache en partie sa barbe longue.

Depuis des millénaires, au moins, à chaque hiver, les Américains ressortent leurs vieux pulls, donc, et organisent des soirées spéciales pulls moches, entre copains ou entre collègues, en lieu et place de nos si raffinées afterwork party au shamrock du coin, et votent ainsi pour le pire pull moche de tous les pulls moches de Noël.

Evidemment, toutes les tantines et nounous ne doivent pas se sentir vexées lorsque je parle de pull moche. La tradition made in USA exige le tricotage annuel d’un pull sur le thème de l’hiver, alors évidemment, le choix se porte sur de petits rennes avec un nez rouge, des flocons de neige, des sapins de Noël et autres Olaf le bonhomme de neige. Alors bien sur, « tant de motifs colorés et so happy sur le même ventre rondouillard de Jason, Brian ou Ross, ça pique un peu les mirettes » me direz vous, et je vous l’accorde. Ca pique à fond. Mais c’est un sujet épineux, (COMME LE SAPIN, HAHAHAHA) qui provoque moult émois chez nos voisins outre Atlantique.

L’Amérique est donc divisée en deux: les partisans des pulls de Noël, qu’ils caractérisent de « rigolo » et ne voient pas ou est le problème, et les partisans des pulls de Noël, mais les snobs, qui sont « bien au dessus de la masse et ne pourraient JA-MAIS, enfin NE-VER wear something so UGLY on their so beautiful body. » mais les portent parce que c’est so stylé.

Alors, tradition non assumée, transformée en mouvement hipster, ou vraie institution, jamais nous ne le saurons.

ANYWAY, passez de joyeuses fêtes !

 

Le jeudi 22 décembre 2016 dans Mode.
                    
UglyXmas

Porn or not porn ?

Bonjour mes petites pelotes !

Aujourd’hui, bonus pour moi, c’est cadeau !

Jouons à un petit jeu. Les images qui suivent semblent mettre en scène le corps de la femme dans des postures suggestives, plus ou moins osées. Une seule question vous sera posée:

Pornographie, ou pas pornographie ?

 

 

 

Vous avez hâte de savoir, hein. Hé bien la réponse est : Pas pornographie. Il s’agit simplement d’un petit échantillon des publicités les plus controversées de la fameuse marque American Apparel. Ce sont ces fameuses pubs, qui s’apparentent davantage à une interface de site pornographique qu’à une pub pour une marque de vêtements (un comble, on ne voit même pas de vêtements dans les clichés), qui ont contribué a rendre la marque célèbre. Souvent censurées, les campagnes de pub de la marque ne sont pas les seuls actes qui font parler d’eux: harcèlement sexuel, pornographie, sexisme, les directeurs de la marque sont tristement célèbres pour leurs actes sexuellement provocants envers leurs employées.

Coups de pub tout à fait contrôlés ? Dérapages volontaires par pure provocation envers la censure ? Ou marque mal dirigée par des hommes « un peu trop portés sur la chose » ?

 

Le vendredi 9 décembre 2016 dans Mode.
            
Porn or not porn ?
2 mois plus tôt
jeudi 8 décembre
nous spank :

Plus hipster que le hipster… le normcore

Bonjour mes petites pelotes !

Nous le savons bien, l’humain est un être plein de contradictions. Dans son style vestimentaire notamment, l’homme est toujours à cheval entre le désir de se démarquer des autres, et celui de s’inclure à groupe social défini. La fast fashion à la capacité, sans cesse croissante, de faire suivre les tendances de la rue au catwalk et de rendre fashion des sous cultures qui peuvent à peine exister au delà des marques.

Les mouvements Punk, Indie, Hipster, Sape sont des mouvements sociaux plein de sens qui se sont retrouvés propulsés dans la haute couture et que l’on peut retrouver dans nos magasins de grande consommation préférés, juste pour leur esthétique. N’importe qui aujourd’hui peut ressembler à n’importe qui d’autre en se « donnant un genre ». il est devenu très facile de s’habiller en punk, sans en comprendre les fondements, de piquer ici et là des références à des mouvements ou à des styles qui nous dépassent.

Aujourd’hui, un autre mouvement est en marche: LE NORMCORE

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contraction astucieuse de « normal » et « hardcore », le normcore est un non style, fade, une tendance qui revient aux fondements du vêtement: un genre de « j’enfile ça juste comme ça, histoire de pas sortir à poil » mais très étudié. T-shirt blanc, Jean taille haute et basket quelconque ( vieilles ellesse -devenues vintage- ou new balance ) et quand il fait frisquet, comme en cette dure période de début d’hiver, une petite polaire ou une parka Quechua.

Le but ? passer inaperçu, ne plus se faire remarquer, comme l’indique Vincent Glad, chroniqueur dans le magasine Slate :

« être normcore, c’est s’habiller en supporter au Parc des princes, en polo Ralph Lauren en week-end à Cabourg et en hipster en voyage à Brooklyn. C’est de l’appropriation à la cool, un jeu sur la forme, un tourisme du style. Le normcore se veut une «fin du game», un cool qui va de soi et qui n’est plus une compétition. »

 Et Bim. comme quoi, la singularité ne passe plus forcément par l’originalité, mais par l’indistinction de la masse.

Sur ce, je vous laisse sur une image du pape de la (du?) Normcore, Steve Jobs ( paix à son âme ) qui, depuis 1998 ( une éternité, dans le monde de la mode ) n’est autrement vêtu qu’en pull noir, denim brut, baskets blanches et Iphone greffé au bout des doigts. La simplicité efficace, le confort et la discrétion, le Normcore avant l’heure.

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Le jeudi 8 décembre 2016 dans Mode.
        
Plus hipster que le hipster… le normcore

Consensus consciousness

Bonjour mes petites pelotes.

Depuis quelques années, le monde semble peu à peu se rendre compte de l’état de la planète et de la situation très instable de l’équilibre environnemental. Dans le milieu de la mode, la fast fashion n’a jamais été aussi prisée. Les géants du low cost, chez qui la plupart des gens s’habillent, ne jurent que par l’obsolescence et la « mode jetable », la qualité étant mise de côté au profit de la quantité et du très bas prix.

Alors que l’environnement est devenu un sujet « urgent » et « sensible », les grandes marques de prêt à porter cheap décident de se mettre à la page pour flatter les gouvernements, sensibles à chaque effort fourni par les industries pour se donner bonne conscience quant à l’état de la couche d’ozone et des océans du monde (entre autres).

Plusieurs marques ont donc lancé des campagnes eco-friendly, consciousness et green washing, qui sont des termes bien glorieux pour de petites actions. ( c’est toujours ça…)

prenons pour exemple la marque H&M, qui propose depuis plusieurs années une gamme conscious, une collection de « basic » élaborés avec soin à partir, nous dit on, de textiles recyclés, et de cotons bio. Et en effet, la firme Suédoise, qui pratique toujours la délocalisation de ses sites de production et qui utilise des circuits longs pour l’exportation de ses articles, a néanmoins fait quelques efforts éthiques: pousser les agriculteurs qui travaillent leur coton a pratiquer une culture plus durable, utiliser des fibres issues de textiles recyclés, renoncer au sablage de leurs jeans et utiliser davantage de coton issu de l’agriculture biologique. Il s’avère néanmoins que des traces d’OGM on étés retrouvées dans leurs articles « bio ».

Cette année, H&M revient en grande pompes avec une action de recyclage de vêtements, en lançant une campagne de publicité pro recyclage, dont le porte parole est la chanteuse MIA, qui a pour l’occasion produit une chanson aux paroles incitant à une consommation plus raisonnée et au recyclage, notamment de vêtements. La marque nous propose donc, avec le concept « RE-wear » de déposer des vêtements usés a la caisse du H&M le plus proche de chez vous en échange d’un petit bon d’achat ( ils ne perdent pas le Nord, et restent bien ancrés dans un système capitaliste de vente et de production frénétique.)

Je vous laisse donc avec le clip de Re-Wear, de MIA.

Le jeudi 24 novembre 2016 dans Mode.
            
Consensus consciousness

Ringard, vous avez dit ringard ? -N°2-

Bonjour mes petites pelotes !

Il y a de cela une dizaine de mois, alors que je n’étais encore qu’un superjoker, je vous avais fait part de mon désarroi face à la mode, qui pique parfois très fort les yeux, aussi fort qu’un oignon qu’on découpe.

Déroulez votre molette de souris ou déposez vos deux doigts délicats sur votre pad pour le trouver Ici.

Malheureusement, ce que je croyais être le pire ne l’était pas, et je pense que nous ne serons pas aux bout de nos peines. Le mouvement anti fashion a fait des ravages dans les dernières collections. Au summum de la hype, on retrouve des crocs marron glacé, des kilts jaunes avec des chiens brodés dessus, des jeans javelés, des total look ciré léopard, bref, la mode est au mauvais gout.

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Le look léopard, de la maison Margiela

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La jupe morte et les crocs marron de Christopher Kane

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les broderies de Gucci

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En réaction aux tendances éphémères, le commun des mortels s’est emparé des codes des modes passées et arborent fièrement un look années 2000 pour revendiquer leur détachement face au diktat de la publicité et des courants de mode, en choisissant soigneusement la décennie de l’anti-fashion par excellence, cependant, l’inspiration n’a pas touché uniquement les passants, il s’est étendu jusque dans les hautes sphères de la haute couture, ou les créateurs font trotter leurs mannequins sur les catwalk en chaussettes dans leurs escarpins, et même en jupe en fourrure (envers et contre Madame Bardot, qui doit en avoir des hoquets d’offuscation).

Et voilà, soyez has been pour être dans le coup l’été prochain, sortez vos méduses et portez des chaussettes de sport à l’intérieur, ou pire encore, enfilez un survet peau de pêche !

 

 

Le jeudi 10 novembre 2016 dans Mode.
        
Ringard, vous avez dit ringard ? -N°2-

Glow in the dark

Bonjour mes petites pelotes !

Aujourd’hui, nous partons sur les routes Polonaises à dos de bicyclette pour profiter des paysages nocturnes magnifiques de ce pays somme toute pas si lointain du notre. Le vélo est un des moyens de transport les plus utilisés quotidiennement par les Polonais, le pays a donc développé un large réseau de pistes cyclables à travers tout le territoire. « Super », allez vous me dire.

« Des pistes cyclables, il y en a partout, et beaucoup, pas uniquement en Pologne ! »

Ce à quoi je vous répondrait que des pistes cyclables comme celles qu’il y a en Pologne, il n’y en a pas n’importe ou. Ce qu’elles ont de particulier ? Elles sont rétroéclairées la nuit, grâce à un savant système d’incrustation de particules luminophores dans l’asphalte, qui a pour caractéristique d’absorber la lumière du soleil pendant la journée et de l’émettre durant la nuit, ce qui permet de supprimer l’éclairage public sur certains tronçons de piste cyclable, et qui donne un aspect féérique, et bucolique au paysage, à présent parcouru d’un sillon bleu fluo.

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« Il illumine un bleu très clair  » explique Igor Ruttmar, président et chef de la direction de la société de construction TPA, à l’origine du projet.  « c’est magnifique en contraste avec la sombre forêt et la rivière dans la nuit. la lueur bleue ajoute une belle valeur à la jolie nature de la région, les lacs, les petites collines et la campagne« .

En plus d’être écologique, économique et innovant, le projet de rétro éclairer toutes les pistes cyclables Polonaises permet une plus grande sécurité des usagers, c’est d’ailleurs une de leurs principales préoccupations: Pour de nombreux Polonais, le vélo est un moyen de transport principal. Cela suggère que les infrastructures doivent prendre en compte les coureurs nocturnes et la baisse, voire la suppression complète des accidents piéton-cycliste, piéton-voiture et voiture-cylciste,  qui ont une plus grande probabilité de se produire à l’aube ou au crépuscule, heures auxquelles la lumière est changeante et ou les polonais se déplacent le plus pour se rendre à leur lieu de travail.

Le projet est aujourd’hui au statut de prototype, seul un petit tronçon test est équipé de ce revêtement luminescent, mais si le test est réussi, les images nocturnes de la Pologne par satellite devraient rapidement passer du jaune au bleu !

 

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Le jeudi 27 octobre 2016 dans Mode.
            
Glow in the dark

Capture d’écran

Bonjour mes petites pelotes !

Septembre, octobre, sont les mois du renouveau pour beaucoup d’entre nous. Retour de vacances, nouveau job, nouveau stage, début d’une nouvelle année d’école pour certains, et c’est donc la période propice aux déménagements. Pour votre nouveau salon, je ne peux que vous proposer un tapis tissé main par la fabuleuse Erin M. Riley !

naynyavCette jeune artiste-tisseuse, basée a Philadelphia, se sert du tissage pour méditer ses erreurs. Elle récupère des images sur snapchat, tumblr, instagram, ainsi que dans l’intimité de son propre téléphone, et elle les retranscrit, à très grande échelle, en tapisserie.

« Ce sont des événements qui sont importants pour moi. La tapisserie permet de laisser plus de temps aux images de rentrer dans l’esprit. Les erreurs sont davantage considérées. C’est un moyen de trop analyser chaque détail. »

Je vous laisse sur un échantillon de ses oeuvres, qui sont une réflexion sur erreurs commises par les jeunes gens, narcissiques, qui se photographient ou se font photographier dans des postures délicates, en pensant que c’est gratifiant pour eux de montrer à leur amis que ce qu’il font est « trash ».

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Le jeudi 13 octobre 2016 dans Mode.
                  
Capture d’écran

Pourquoi m’as tu abandonnée ?

Un univers coloré, sans détours, où le corps de la femme est laissé tel quel, ni magnifié, ni manipulé. il est juste là. Face à l’oeil mécanique de Bettina Rheims, des anonymes ou des célébrités se dévoilent, choquent, émeuvent, fixent l’objectif ou au contraire le fuient du regard.

Exposée récemment à la maison européenne de la photographie, Bettina Rheims dévoile des corps de femmes, et de transgenres, mais rarement d’hommes, car, dit elle, le corps d’un homme nu n’est beau que quand il s’agit du corps de celui qu’on aime.

La beauté brute du corps sur fond de décor coloré, parfois désaffecté, des femmes perdues, tristes, heureuses ou aguicheuses, des corps nus, vêtus, travestis, moulés raconte une histoire, celle de la féminité sans fard.

« Mes photos sont impudiques parce que le regard des femmes est dénué de peur, de timidité. Ce sont des femmes qui regardent une autre femme. »

Je vous délivre quelques images de la série « pourquoi m’as tu abandonnée », qui date de 1996…

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Le mercredi 12 octobre 2016 dans Mode.
            
Pourquoi m’as tu abandonnée ?

prise de conscience

Bonjour mes petites pelotes.

Aujourd’hui, je vais vous écrire un pavé indigeste, mais qu’il est important de mentionner. Aujourd’hui, je vais vous faire part d’un dramatique constat: l’industrie textile est responsable de 10% des émissions de carbone, elle se place ainsi en deuxième position au palmarès du plus grand pollueur, dont le grand vainqueur est le pétrole. En plus de son statut de mauvaise élève au niveau environnemental, l’industrie textile est source de nombreux faits scandaleux, comme ce fameux 24 avril 2013, où plus de 1130 personnes trouvèrent la mort au Bangladesh, lors de l’effondrement des ateliers de confection du Rana Plaza, qui fournissaient Auchan, Gap, Camaïeu ou encore Zara, information qui n’est même pas passée dans le journal télévisé du jour. (dont le sujet principal était la baisse du niveau de vie des Français…) Les confectionneurs ne sont pas les seuls touchés. Les créateurs aussi ont mit le doigt dans un engrenage qu’ils ne peuvent plus contrôler: entre les collections, les pré-collections, les collections de croisière, de haute couture, de couture, de prêt à porter, la mode suit un rythme si frénétique qu’elle est difficile à suivre.

Le souci, c’est que tout le monde s’en fou. « On demande aux créateurs de cracher des collections, on pousse les gens à consommer des produits bousillant la planète et l’on s’extasie pour des personnalités comme Kim Kardashian, représentant l’apologie du vide » accuse Jérôme Dreyfuss.

Heureusement, certaines mentalités changent. Trop peu, hélas, mais tout de même. Un groupuscule de créateurs font un appel à l’éloge de la lenteur et à un retour aux sources. Le slow fashion fait ainsi sont apparition, et tente tant bien que mal d’émerger depuis une petite dizaine d’années. Ainsi, Kate Fletcher, professeur au London College of Fashion, à l’origine du mouvement Slow Fashion, nous explique qu’il est important pour le public et les industriels d’être plus attentifs à l’origine de leurs produits.

« La connaissance des différentes chaines de production possibles est effectivement en train de s’améliorer. Tous ceux qui ont un jour acheté un tissu, coupé et cousu un vêtement savent bien que la création d’un vêtement prend un certain temps et coûte bien plus que la simple étiquette finale que l’on appose en boutique. Comprendre est le premier pas pour devenir responsable et maître de ses choix. »

Via une étude réalisée par le site QVC, on apprend que les femmes Britanniques possèdent en moyenne 22 articles dans leur garde robe qu’elle ne portent jamais, et qu’une Française déclare ne porter en moyenne que 10% de sa garde-robe, on se demande s’il n’est pas important de faire un retour à l’essentiel. Kate Fletcher a un crédo : « Penser davantage. Acheter moins. Et avoir en tête que le dernier vêtement qu’on vient d’acheter existe déjà dans sa garde-robe. »

Alors mes petites pelotes, n’attendez plus, filez investir dans des aiguilles à tricoter et du fil de coton bio, produit localement, afin de confectionner dès à présent vos pulls pour l’hiver 2016/2017, vous serez une star quand vos amis apprendront que vous les avez fait vous mêmes. Détachez vous du « toujours plus, toujours plus neuf, toujours moins cher », et privilégiez la qualité et l’éthique à la quantité et au cheap.

 

 

Le vendredi 13 mai 2016 dans Mode.
          
prise de conscience