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Posts by Aloons

Life is a beautiful sport

since 1933

Dans les années trente, on faisait du sport vêtu comme quand on allait au bureau. Les tennismen portaient une chemise simple inadaptée aux gestes demandés par le sport. Ça, c’était avant l’inventivité de Jean-René Lacoste, tennisman ayant commandé un polo sur mesure en jersey petit piqué, aux manches courtes et au col relevé en bord côte pour protéger le cou du soleil qui tape. Le polo Lacoste est ainsi né. Quelques années après la fin de sa carrière professionnelle, Jean-René Lacoste décide de s’associer à André Gillier pour commercialiser ses polos et fonder la marque La Chemise Lacoste, une marque dont le modèle phare, la chemisette L.12.12 est encore aujourd’hui leur plus grand succès. Au départ disponible en quelques couleurs seulement, le polo se décline maintenant en plus de 62 coloris, toujours en jersey petit piqué, matière respirante, confortable et suffisamment souple pour permettre une grande liberté de mouvements.

La marque s’impose rapidement comme leader dans le secteur du vêtement de sport d’élites, comme le tennis, le golf, le polo ainsi que la voile, tout en devenant avec le temps, paradoxalement, très prisé des classes moyennes, le petit crocodile brodé sur le pectoral gauche étant un signe extérieur de richesse. Tout le monde connait donc le Kéké au croco, donnant à la marque une connotation streetwear populaire, à mille lieues du polo présent sur les cours de tennis dans les années 50.

Lacoste, mastodonte de la communication, excelle dans l’art de manier son image et rit avec la popularisation de ses articles en organisant des défilés aux airs de banlieue.

Collection lacoste printemps-été 2018, à mi chemin entre la banlieue et l’extrême chic

 

Mieux vaut rire de sa réputation, redorer son blason est dans ce cas bien inutile, Lacoste proposant des collections pour tous les goûts. Vêtements de sports ou prêt à porter haut de gamme, la marque connait ses points faibles et ses points forts, ces derniers reposant dans la qualité des publicités, mais aussi dans la perfection des finitions, la justesse des coupes et la magnificence des matières. L’ingéniosité des ingénieurs (justement) de la marque donne naissance à des articles fins, légers, parfaits en tous points.

Je vous laisse maintenant avec le clip timeless, une publicité merveilleuse qui retrace l’histoire de la marque qui a traversé les époques sans sauter une maille, et qui, bien sur, parle d’amour.

 

Big love & à bientôt !

Le mardi 23 janvier 2018 dans Mode.
                      
Life is a beautiful sport

18-3838

la semaine dernière, le pantone 2018 a été dévolé. Il s’agit du 18-3838 TCX ultraviolet.

Pantone, la référence mondiale en matière de couleur, a toujours voulu répondre aux besoins du monde en terme de couleur. Chaque couleur symbolisant un courant de pensée, Pantone décrypte l’air du temps pour définir la couleur de l’année suivante en fonction des évènements passés, comme pour faire passer un message.

En 2016, Pantone proposait en couleur de l’année le rose quartz et le bleu serenity, pour retrouver un certain calme et une certaine sérénité après la vague d’attentats et l’activation des nombreux plans antiterroristes. En 2017, la couleur était un vert « greenery », histoire de se rapprocher de la nature et d’inciter à la créativité.

Mais à quoi rime cet ultra-violet, couleur criarde et voyante nommée couleur de l’année 2018 ?

Couleur symbole des sufragettes, et très utilisée dans les campagnes contre l’oppression chez les LGBT + , l’ultra violet se positionne comme une couleur politique, défendant les opprimés et flouant la frontière entre le féminin et le masculin.

Mauve, lilas, orchidée, prune, améthyste, lavande, le violet et toutes ses nuances seraient donc symbole d’une absence de genre, ou une tentative d’effacement des genres, très en avant dans l’actualité.

L’ultra violet est aussi ce qu’on ne voit pas à l’oeil nu, et certains l’assimilent à tout ce qui a longtemps été tu et qui aujourd’hui fait surface, comme le #balancetonporc et le #metoo , des hashtag mis en place pour permettre aux victimes de harcèlement de d’agressions sexuelles de ne plus taire leurs expériences.

 

Le mardi 12 décembre 2017 dans Mode.
            
18-3838

fashion mystère #1

si je vous dis décolletés plongeants, dentelles transparentes, escarpins vertigineux et robes ultra moulantes

vous me répondez … ?

vulgarité, evidemment (Oups), mais quoi d’autre ?

 

KIM KARDASHIAN

(c’est évident)

Véritable OVNI de la tweetoshère, de l’instagramoshère, de la facebookoshère, de la snaposhère et j’en passe, Kim K (pour les intimes) est celle dont le boule si pesant a fait des miracles (comme notamment la rendre célèbre). Coqueluche de la mode et des jeunes demoiselles en quête de personnalité, elle ose sortir en nuisette (photo ci-dessus), en cuissardes transparentes, en robe si nude qu’on la croirait inexistante, en jean extra moulant et en body en dentelle, entre femme vulgaire et muse des créateurs de mode, Kim K fait, à chacune de ses apparitions, les émois dans la presse, qui n’a qu’une question sur les lèvres « mais que va-t-Elle porter aujourd’hui ? » un visage de poupée vissée sur un buste taillé dans un 8 parfaitement dessiné, le tout perché sur deux gambettes droites en équilibre bien stable sur des escarpins de la taille de la tour Eiffel ne peut qu’être bien vêtue pour sortir.

Mais un mystère plane encore à son sujet, comment son boule si dessiné peut il rentrer dans des vêtements si ajustés ? par quel miracle Kim K peut elle entrer ses fesses et ses jambes et sa taille si fine dans le même jean sans que ce dernier baille au niveau de la raie (qu’elle doit avoir parfaite) et craque à l’entrejambe ?

Ses vêtements sont ils absolument élastiques et adaptables à sa morphologie ? Ses robes sont-elles cousues directement sur elles ? Est ce qu’il y a toute une armada de scrachs planqués dans les coutures de ses vêtements ? Ou encore est ce qu’elle a une armée d’assistants qui, tous les matins, l’aident à la sueur de leurs fronts à la glisser dans ses vêtements, et l’aident à s’en extirper le soir venu ?

Nous n’aurons jamais la réponse ( les assistants sont certainement payés très cher pour garder ce secret ad vitam ad mortem, quoiqu’il leur en coute )

Sur ce, je vous laisse avec quelques images bluffantes de Kim et de ses fesses dans le même vêtement ( et ça marche ! )

Le mardi 28 novembre 2017 dans Mode.
            
fashion mystère #1

Hit me up in four years

« sans vouloir être bizarre, appelle moi dans quatre ans, @finnwolfhard »

C’est ce qu’a balancé sur tweeter la mannequin Ali Michael, 27 ans, à l’acteur Finn Wolfhard (alias Mike, dans Stranger Things), 14 ans.

Un commentaire déplacé, jugé dégoutant et à caractère quasi pédophile, qui a mis sur le devant de la scène un fait récurant mais néanmoins bien trop ignoré dans le secteur de la mode et du show-biz, l’hypersexualisation précoce des enfants-stars. Pratiqués depuis longtemps, c’est aujourd’hui seulement que les masses s’émeuvent des actes de sexualisation des enfants célèbres, enfants qui n’ont pour la plupart pas encore atteint la puberté.

 

le magasine w titre « Nicole Kidman, Milo Ventimiglia and 11 More Actors Who Prove that Television Has Never Been Hotter » (Nicole kidman, milo ventimiglia et 11 autres acteurs qui prouvent que la television n’a jamais été aussi sexy)

 

Les actrices, comme les acteurs, sont bien trop souvent qualifiés et classés par les médias selon leur beauté, davantage que par leur expérience ou leur aptitude professionnelle. Cela donne suite à des « tops » disons limite-limite, comme celui du magasine W, dans lequel on retrouve Nicole Kidman, née en 1967, aux côtés de Millie Bobby Brown (Eleven, dans Stranger Things), née 37 ans plus tard, dans le classement des 11 acteurs les plus hot. Une sexualisation banalisée pour des actrices qui acceptent sans broncher de poser dans des tenues et des positions suggestives, mais bien précoce pour des enfants préadolescents qui sont, dès lors qu’ils ont une certaine notoriété, considérés comme des adultes, alors qu’ils ne sont pas en mesure de comprendre tout à fait les actes qu’on leur demande de commettre.

Ici, kery russel, à la quatrième place des acteurs les plus sexy

Tous ces phénomènes sont dus à la mode, qui engagent des mannequins de plus en plus jeunes et qui les font grandir trop vite en leur faisant porter des « vêtements d’adultes ». Certaines marques commercialisent des bikinis et des chaussures à talons pour bébés, d’autres marques des strings et des soutien-gorge pour petites filles. Grandir vite et ressembler à des grandes personnes est une envie courante chez les enfants, mais la médiatisation qui sexualise les enfants stars n’y est pas pour rien.

Laissez les enfants être des enfants, ce n’est pas parce qu’ ils ont des visages d’anges qu’ils sont « hot », ce n’est pas parce qu’ils sont célèbres qu’ils doivent être jugés comme sexy.

PS: Courrez voir le nouveau film de Lynne Ramsay, « you were never really here » ( a beautiful day, en VF ), mon coup de coeur de novembre, avec un joachin phoenix magistral et un traitement dur de la prostitution infantile.
Le mardi 14 novembre 2017 dans Mode.
                
Hit me up in four years

c’est (toujours) pas mon genre

I tought it was a girl, but it’s a boy

Bonjour mes petites pelotes / petits tricotins.

Vous vous souvenez certainement de mon article paru il y a deux semaines ? Et bien voici la suite de l’histoire. Pour vous rafraichir la mémoire, vous trouverez cet article juste ici.

Dans la mode, la pièce la plus importante d’une collection est la robe de mariée. Elle est portée par un mannequin mis en avant, et défile en dernier sur le catwalk. Pour sa collection printemps – été 2011, Jean-Paul Gaultier fait frémir la foule et la presse en faisant porter sa sacro-sainte robe de mariée par Andrej Pejic, mannequin de sexe masculin, beauté froide, aux traits fins et délicats. Ce n’était pas la première fois qu’Andrej (devenue récemment Andreja) défilait pour Jean-Paul Gaultier, qui n’en a que faire du sexe, il l’a déjà prouvé en intégrant dans ses collections des jupes pour homme, et ce depuis quelques décennies déjà.

fameuse robe de marié.e. portée par le mannequin Andrej Pejic

Dans l’inconscient collectif, pourtant, il est « pire » pour un homme de s’habiller en femme que l’inverse. De la même manière, il est frustrant ou vexant de se faire appeler madame lorsque l’on est un homme ou monsieur lorsque l’on est une femme. Mais après tout, quelle différence cela fait il ?

Les progrès en matière de genre / sexe sont timides, mais prennent de l’ampleur. On apprend d’ailleurs à l’école depuis peu la pratique de l’écriture inclusive, qui permet au féminin de ne plus disparaître au profit du masculin.

Eliane Viennot, professeure de littérature et auteure du livre  » non, le masculin de l’emporte pas sur le féminin » en parle ainsi. « Les hommes ont dominé la parole publique pendant des siècles. Mais il y a eu aussi, en France, une masculinisation délibérée du langage, à partir du XVIIe siècle, sous l’influence de ‘puristes’. Ces hommes qui se piquaient de définir le bon usage en ont profité pour renforcer l’ordre masculin. Ils ont condamné des noms féminins parfaitement justes et utilisés (autrice, peintresse, médecine…), et ont voulu éradiquer l’accord de proximité (le fait de mettre le mot à accorder au genre et au nombre du mot le plus proche, lorsqu’il y en a plusieurs) au profit de l’accord selon ‘le genre le plus noble’. »

J’éspère bientôt ne plus avoir à discuter du genre, du sexe et de la sexualité des humains, car ne plus en parler serait la preuve d’une banalité, acceptée par tous.tes.

i am proud. i’m me. and that’s all i’ll ever be.

(Et c’est le plus important.)

Ci dessous, Andrej Pejic (à droite) & Erika Linder (à gauche)

Le mardi 31 octobre 2017 dans Mode.
                      
c’est (toujours) pas mon genre

c’est pas mon genre

-partie I-

Parce que ton sexe ne défini pas ton genre, et que ton genre ne défini pas qui tu es ni ne devrait avoir d’impact sur ta place dans la société, parce que «elle» et «lui» sont des pronoms personnels genrés qui devraient laisser place à un seul pronom personnel neutre, aujourd’hui, ma petite pelote / mon petit ruban, je vais te parler de genre.

[masculinité: Nom féminin. Ensemble des comportements considérés comme caractéristiques du sexe masculin / Privilège ou vertu duquel jusqu’en 1790, dans les successions, les mâles étaient préférés aux filles.]

[Féminité. Nom féminin. Ensemble des caractères anatomiques et physiologiques propres à la femme / Ensemble des traits psychologiques considérés comme féminins]

La masculinité, donc, est définie par des actions comportementales et vestimentaires qui ont lieu d’être à un moment et à un endroit précis. Les facteurs qui définissent l’éventuelle masculinité d’une personne sont si dynamiques qu’ils varient d’une culture et d’une époque à l’autre.

( doit on parler des termes employés par Larousse dans la définition de la masculinité, les hommes y devenant des mâles, bien virils, bien bestiaux, et les femmes y devenant des filles, infantilisées par ce simple terme ? )

La féminité, en revanche, est définie en partie par la morphologie de la personne, ainsi que part ses traits de caractère. Il y a matière à développer à ce sujet, mais nous n’en parlerons pas aujourd’hui.

En Allemagne, en Inde et en Australie, et ce depuis 2013 et 2014, dans les administrations, est reconnu un troisième sexe, une case dans laquelle sont censés se reconnaître les personnes hermaphrodites, intersexuées, eunuques, mais aussi les personnes transsexuelles, transgenres, transidentaires. Cette nouvelle case permet aux personnes qui ne se reconnaissent ni dans le sexe féminin ni dans le sexe masculin d’avoir une place clairement définie par les administrations comme neutre. Il s’agit là d’un grand pas en avant pour les états d’officialiser et de prendre conscience de la non binarité des humains en matière de sexe / genre , mais les amalgames sont nombreux, les termes pas clairs et le sujet compliqué. l’utilisation notamment du mot neutre pour définir une personne dérange les états civils, et des progrès sont à faire dans ce domaine. En France, en 2017, l’organisme ORTRANS estime à environ 15000 le nombre de personnes ne se sentant pas comme appartenant à l’une des deux catégories de genre, et pourtant, aucune solution n’est encore proposée à ce jour pour décatégoriser au niveau administratif le genre, le sexe et la sexualité des individus.

Depuis les années 2010, l’androgynie est mise en avant dans le secteur de la mode. Le sexe et le genre n’ont plus aucune importance dans le mannequinat, et des grandes marques travaillent à la confusion des genres.

Partant du principe que chacun devrait pouvoir porter ce qu’il veut sans être enfermé dans son genre ou dans sa sexualité et sans suivre les codes qui vont avec, de nombreuses marques soutiennent et pratiquent l’indifférentiation des genres en faisant défiler des mannequins hommes pour des collections femme et inversement. Les frontières entre les genres se brouillent jusqu’à disparaitre, et la présence de mannequins androgynes, mixtes, qui cassent les codes de la beauté dite féminine et masculine pour tendre à une fusion parfaite des sexes et des genres participe à la construction d’une nouvelle société, dans laquelle la plus belle femme du monde pourrait être … un homme.

Affaire à suivre…

c’est pas mon genre

Hugueu

Aaaaaah, l’hiver…

Bonjour mes petites pelotes ! je ne sais pas chez vous, mais chez moi, la neige a commencé a tomber, dehors, le thermomètre ne passe pas la barre du zéro, tout le monde hiberne… sauf moi. je trime toute la journée, affrontant un vent glacial, et je rentre chez moi à pas d’heures, frigorifiée, les larmes gelées directement dans l’oeil, la frimousse frémissante de froid, les oreilles rouges et les mains bleues. Et pourquoi ? parce qu’en France, le bien être personnel passe après l’accomplissement professionnel, et que le travail prend un temps de dingue (pour moi, ce sont les études, mais ca revient au même.)

Les pays scandinaves, eux, ont un mot que nous autres Français n’avons pas.

HYGGE.

(prononcez Hugueu). Le hygge est un moment de la journée, une ambiance, ou un sentiment qu’on aime, qui nous rend heureux et procure un profond bien être. une activité, ou plutôt, une absence totale d’activité, qui consiste a prendre du temps pour soit, regarder un bon film au chaud sous la couette, boire un bon thé avec des amis en jouant aux cartes ou encore lire un livre au coin du feu. Et pourquoi n’avons nous pas ce mot la en France ? même les Américains l’ont: cocooning.

Le hygge, donc, a permis au Danois de décrocher la palme du peuple le plus heureux du monde. Ils ont des moments privilégiés pour recharger leurs batteries, prendre soin d’eux, ce qui les rend plus fort pour affronter leurs problèmes, comme le dit Helen Russell, journaliste Londonienne partie étirer ses orteils sur la table basse au Danemark.

« C’est à la portée de tout le monde de prendre un bain chaud après une dure journée, ou de boire un verre de vin dans un bar à la lumière des chandelles. Ce sont des moments hygge, même si nous ne les nommons pas comme tels. La seule différence avec les Danois, c’est qu’ils en font une priorité, un rituel régulier. »

Alors ne culpabilisez pas si vous quittez le travail a 15 heures, vous n’avez plus poney ou piscine, maintenant, vous avez Hygge. Faites en une priorité !

 

 

Le jeudi 5 janvier 2017 dans Mode.
        
Hugueu

UglyXmas

Bonjour mes petites pelotes !

Dans deux jours, c’est Noël ! Si en France, on a pour habitude de revêtir nos plus beaux apparats et de se parer tels des aristocrates, il n’en est pas de la sorte partout.

En effet. Aux états Unis (c’est toujours les mêmes…), la tradition est au Ugly Christmas Sweater: Le pull moche que leur a tricoté mamie Jacqueline l’hiver passé, qu’ils portaient honteusement il y a quelques décennies mais qu’ils arborent maintenant aussi fièrement que le hipster arbore sa chemise de bucheron que cache en partie sa barbe longue.

Depuis des millénaires, au moins, à chaque hiver, les Américains ressortent leurs vieux pulls, donc, et organisent des soirées spéciales pulls moches, entre copains ou entre collègues, en lieu et place de nos si raffinées afterwork party au shamrock du coin, et votent ainsi pour le pire pull moche de tous les pulls moches de Noël.

Evidemment, toutes les tantines et nounous ne doivent pas se sentir vexées lorsque je parle de pull moche. La tradition made in USA exige le tricotage annuel d’un pull sur le thème de l’hiver, alors évidemment, le choix se porte sur de petits rennes avec un nez rouge, des flocons de neige, des sapins de Noël et autres Olaf le bonhomme de neige. Alors bien sur, « tant de motifs colorés et so happy sur le même ventre rondouillard de Jason, Brian ou Ross, ça pique un peu les mirettes » me direz vous, et je vous l’accorde. Ca pique à fond. Mais c’est un sujet épineux, (COMME LE SAPIN, HAHAHAHA) qui provoque moult émois chez nos voisins outre Atlantique.

L’Amérique est donc divisée en deux: les partisans des pulls de Noël, qu’ils caractérisent de « rigolo » et ne voient pas ou est le problème, et les partisans des pulls de Noël, mais les snobs, qui sont « bien au dessus de la masse et ne pourraient JA-MAIS, enfin NE-VER wear something so UGLY on their so beautiful body. » mais les portent parce que c’est so stylé.

Alors, tradition non assumée, transformée en mouvement hipster, ou vraie institution, jamais nous ne le saurons.

ANYWAY, passez de joyeuses fêtes !

 

Le jeudi 22 décembre 2016 dans Mode.
                    
UglyXmas

Porn or not porn ?

Bonjour mes petites pelotes !

Aujourd’hui, bonus pour moi, c’est cadeau !

Jouons à un petit jeu. Les images qui suivent semblent mettre en scène le corps de la femme dans des postures suggestives, plus ou moins osées. Une seule question vous sera posée:

Pornographie, ou pas pornographie ?

 

 

 

Vous avez hâte de savoir, hein. Hé bien la réponse est : Pas pornographie. Il s’agit simplement d’un petit échantillon des publicités les plus controversées de la fameuse marque American Apparel. Ce sont ces fameuses pubs, qui s’apparentent davantage à une interface de site pornographique qu’à une pub pour une marque de vêtements (un comble, on ne voit même pas de vêtements dans les clichés), qui ont contribué a rendre la marque célèbre. Souvent censurées, les campagnes de pub de la marque ne sont pas les seuls actes qui font parler d’eux: harcèlement sexuel, pornographie, sexisme, les directeurs de la marque sont tristement célèbres pour leurs actes sexuellement provocants envers leurs employées.

Coups de pub tout à fait contrôlés ? Dérapages volontaires par pure provocation envers la censure ? Ou marque mal dirigée par des hommes « un peu trop portés sur la chose » ?

 

Le vendredi 9 décembre 2016 dans Mode.
            
Porn or not porn ?
1 an plus tôt
jeudi 8 décembre
nous spank :

Plus hipster que le hipster… le normcore

Bonjour mes petites pelotes !

Nous le savons bien, l’humain est un être plein de contradictions. Dans son style vestimentaire notamment, l’homme est toujours à cheval entre le désir de se démarquer des autres, et celui de s’inclure à groupe social défini. La fast fashion à la capacité, sans cesse croissante, de faire suivre les tendances de la rue au catwalk et de rendre fashion des sous cultures qui peuvent à peine exister au delà des marques.

Les mouvements Punk, Indie, Hipster, Sape sont des mouvements sociaux plein de sens qui se sont retrouvés propulsés dans la haute couture et que l’on peut retrouver dans nos magasins de grande consommation préférés, juste pour leur esthétique. N’importe qui aujourd’hui peut ressembler à n’importe qui d’autre en se « donnant un genre ». il est devenu très facile de s’habiller en punk, sans en comprendre les fondements, de piquer ici et là des références à des mouvements ou à des styles qui nous dépassent.

Aujourd’hui, un autre mouvement est en marche: LE NORMCORE

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contraction astucieuse de « normal » et « hardcore », le normcore est un non style, fade, une tendance qui revient aux fondements du vêtement: un genre de « j’enfile ça juste comme ça, histoire de pas sortir à poil » mais très étudié. T-shirt blanc, Jean taille haute et basket quelconque ( vieilles ellesse -devenues vintage- ou new balance ) et quand il fait frisquet, comme en cette dure période de début d’hiver, une petite polaire ou une parka Quechua.

Le but ? passer inaperçu, ne plus se faire remarquer, comme l’indique Vincent Glad, chroniqueur dans le magasine Slate :

« être normcore, c’est s’habiller en supporter au Parc des princes, en polo Ralph Lauren en week-end à Cabourg et en hipster en voyage à Brooklyn. C’est de l’appropriation à la cool, un jeu sur la forme, un tourisme du style. Le normcore se veut une «fin du game», un cool qui va de soi et qui n’est plus une compétition. »

 Et Bim. comme quoi, la singularité ne passe plus forcément par l’originalité, mais par l’indistinction de la masse.

Sur ce, je vous laisse sur une image du pape de la (du?) Normcore, Steve Jobs ( paix à son âme ) qui, depuis 1998 ( une éternité, dans le monde de la mode ) n’est autrement vêtu qu’en pull noir, denim brut, baskets blanches et Iphone greffé au bout des doigts. La simplicité efficace, le confort et la discrétion, le Normcore avant l’heure.

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Le jeudi 8 décembre 2016 dans Mode.
        
Plus hipster que le hipster… le normcore